La police municipale

Depuis l’été 2019, Bourbonne n’avait plus de police municipale.

Nous souhaitons donc la bienvenue au gardien-brigadier Mélodie LEFEBVRE.
 
L’article du Journal de la Haute-Marne du 6 février 2021,
nous apprend que celle-ci est native de Calais. Son expérience dans la gendarmerie Nationale et dernièrement dans la Police municipale de Nancy sera sans nul doute mise à bon escient.

L’article nous révèle que André NOIROT veut d’abord vérifier que la signalisation est conforme. Pourquoi pas, après tout, elle a été installée, sous ses mandatures.

Elie PERRIOT, premier adjoint, a déclaré au Journal de la Haute-Marne du 6 février 2021 que les commerçants seraient particulièrement ciblés, ceux-ci ayant la manie d’occuper les emplacements de la Grande Rue.

Il faut un certain culot pour faire de telles déclarations, puisque le plus souvent nous pouvons constater que plusieurs taxis de sa société monopolisent des places.

Elie PERRIOT, encore lui, a été jusqu’à déclarer que la nouvelle recrue devra de plus s’atteler au respect de la propreté. Va-t-il lui demander de ramasser les mégots tellement présents dans la grande rue en dépit des cendriers installés.

André NOIROT a de plus prévenu que la tournée de collection des ordures ménagères effectuée par les services techniques chaque vendredi, ne va pas durer.

Nous nous demandons bien pourquoi. A moins qu’il n’ait prévu de faire intervenir la super balayeuse



Pour la tranquillité de tous et en toute équité, espérons que notre nouvelle police municipale ne se laissera pas amadouer par ces élus qui se croient supérieurs pour accorder des passe-droits à certains et pas à d’autres, pratique connue à Bourbonne depuis des décennies.

Bon courage, car il lui en faudra

Instauration de primes supplémentaires

Le conseil municipal s’est réuni en séance ordinaire vendredi 5 février dernier.

La commune dispose d’un site internet permettant entre autres la publicité des convocations et ordre du jour des conseils municipaux, comme cela se fait partout ailleurs. Ce dernier conseil municipal n’a, par contre, pas été publié sur le site de la commune, d’autant que le public n’était pas accepté.

Selon l’article L.2121-18, les séances du conseil municipal sont publiques. Il s’agit là d’un principe général qui garantit aux citoyens le droit d’être informés des décisions de leurs représentants, mais également de connaître des débats qui y concourent.

Sauf à Bourbonne-Les-Bains

En cas de non-respect de cette règle du libre accès aux séances du conseil municipal, les décisions limitant les entrées sont annulées (CE, 21 mai 1982, n° 23398), ainsi que les délibérations prises dans ces circonstances (CE, 2 octobre 1992, n° 93858).

Il était certainement plus aisé pour le Maire d’interdire l’accès du public à la séance au motif du couvre-feu plutôt que de simplement décider de se réunir hors heures de couvre-feu.

Toutefois, le Journal de la Haute-Marne du 9 février, rend compte de certaines des délibérations prises.

En juillet 2020, ce conseil municipal avait approuvé l’embauche d’un agent technique issu de l’équipe d’élus. L’agent avait de plus intégré les services techniques directement au deuxième échelon de l’échelle des emplois au détriment des autres agents plus anciens.

Toujours en 2020, ce même conseil municipal avait approuvé la compensation de certains agents particulièrement mobilisés pendant l’état d’urgence sanitaire.

Le choix des agents bénéficiaires se faisant strictement au bon vouloir du Maire, bien sûr !

Comme si cela ne suffisait pas

Le 5 février dernier, le conseil municipal a approuvé l’instauration du Complément Indemnitaire Annuel (CIA).

Le choix des agents concernés sera encore une fois au bon vouloir du Maire !

Le syndicat indépendant dénommé Syndicat National Solidaires-Justice explique ce qu’est le CIA :

Le CIA c’est surtout un outil de destruction massive de l’équité de traitement et des collectifs de travail !
Pour diviser on a rarement fait mieux.

Et ajoute même :

Le CIA : cet outil du petit chef en mal de pouvoir


Instauration de primes supplémentaires

Le coût des travaux de voierie

Les travaux de réfection de la rue Amiral Pierre et de la rue Vellonne ont commencé.


En l’absence d’information de la part de la Mairie, nous n’avons que le Journal de la Haute-Marne pour nous donner quelques détails.

Nous nous demandons pourquoi les habitants et surtout les riverains n’ont pas été réunis pour connaitre le projet en lui-même. Il est absurde d’accuser la Covid pour éviter une réunion publique. D’autres moyens de communication sont tout à fait disponibles. Le site internet de la ville ou encore les boites aux lettres des habitants.

Les contribuables bourbonnais sont, après tout, les payeurs de ces travaux.

Ces réfections sont toutefois bienvenues car ainsi que l’avait admis l’adjoint aux travaux, Patrick BREYER, en réunion publique en 2019, les réseaux datent de plus de 60 ans !

Plusieurs de nos lecteurs nous ont fait remarquer cependant que les sens de circulation imposés pour la durée des travaux s’avèrent être d’un non-sens inexplicable. L’absence d’information détaillée ne peut les encourager à prendre leur mal en patience.

Qu’en est-il du coût de ces travaux ?

1,5 million d’€ hors taxes sur environ 700 mètres de voierie (voir cadastre)

Nous nous inquiétons de ces montants exorbitants.

Pour comparaison, en 2017, lors de la réfection de la rue Walferdin sur une longueur presque équivalente, le coût total des travaux était de 700 000 € sans dépassement de coût ni de délais.

La réfection comprenait également la réfection totale du réseau d’eau usée et pluviale ainsi que la suppression des branchements plombs.

À noter que la compétence eau relève de la commune tandis que la compétence assainissement relève de la Communauté de Communes.

Soit une différence du simple
à plus du double !

Rien ne justifie cette différence, puisque l’assainissement est pris en charge par la Communauté de Communes et l’enfouissement des réseaux est pris en charge pour moitié par le syndicat d’électrification (SDED52).

L’enfouissement des réseaux et reprise des luminaires peut s’estimer à près de 150 000 €, voir la délibération 4 de la commune de Bayel dans l’arrondissement de Bar-Sur-Aube de mai 2017.

Difficile d’expliquer où va la différence égale à 800 000 € Hors taxes !

Un député à Bourbonne les Bains


Sylvain TEMPLIER, député du Sud Haute-Marne est venu récemment à Bourbonne-Les-Bains. Il a rencontré les agriculteurs de trois exploitations locales.

 

  • GAEC Saint Marcellin de Villars Saint Marcellin
  • GAEC des Houlettes de Bourbonne Les Bains
  • EARL des Plantes de Genrupt

Les exploitants ont ainsi pu faire part non seulement des difficultés auxquelles ils doivent faire face aujourd’hui, mais ils ont également pu expliquer et prouver leur volonté de toujours regarder vers le futur.

Félicitations

Ainsi que Monsieur le Député a pu le constater, la jeunesse prend le dessus et avec l’appui de leurs parents ils osent

  • S’adapter
  • Innover
  • Se diversifier

On peut ainsi considérer que le secteur agricole à Bourbonne-Les-Bains montre de nombreux signes de dynamisme.

André NOIROT et son équipe devraient en prendre de la graine !

Un demi-siècle de démolitions

Lettre d’un lecteur reçue le 1er février 2021

Les personnalités citées dans l’article de M. THENARD dans LA VOIX DE LA HAUTE-MARNE DU 29 janvier 2021 : Bourbonne, une pépinière de célébrités se retourneraient dans leur tombe s’ils voyaient l’état de notre ville aujourd’hui en 2021. Plus rien de prestigieux, mais un mélange de modernité et de misère. Plus rien qui ressemble à une station thermale.

Les personnes qui ont géré notre ville depuis quelques décennies, dont le maire actuel, ont commis un véritable saccage.

Je ne cite que quelques destructions :

  • L’ancien Établissement thermal
    Très beau bâtiment du 19ème siècle. La photo est dans l’article de M. THENARD
  • Le château de Montmorency
    Construit en 1720, il a servi de villégiature aux enfants des rois de France. Rasé le jour où son classement comme monument historique devait être publié
  • Le Temple protestant
    rue Amiral Pierre
  • La Synagogue séfarade
    rue des Capucins
  • L’Hôpital thermal des armées
    Bâtiment du second Empire en parfait état, rasé parce que les hôteliers craignaient une possible concurrence (rachat par le Club Med. Etc.). Les débris de démolition ont été jetés dans un bras de la rivière l’Apance, ce qui a occasionné plusieurs inondations qui ont définitivement dévalorisé tout un quartier
  • Le cinéma Vox
    La Place de la Libération, salle en parfait état
  • L’ancien Parc Thermal
  • Les colonnes romaines du Parc Thermal
    Pour faire place au Casino. Monsieur le Maire s’est laissé prendre en photo il y a quelques années devant les débris de ces colonnes planquées dans une grange. La démolition de monument historique n’a toujours pas été légalisée. On est aux frontières du pénal

Cette liste de démolitions est loin d’être exhaustive

On a remplacé tous ces bâtiments historiques par la laideur de la modernité. Des touristes cultivés qui visitent le « Centre thermal » avec son casino à la décoration de fête foraine et avec la fontaine en béton que certains appellent « le mur de la honte » s’enfuient rapidement et visitent des stations thermales qui ont su garder leur cachet d’origine et dont notre région ne manque pourtant pas. Le nouvel établissement thermal de 1977, qui a « le charme » d’un bâtiment administratif de la région parisienne – souffre d’ores et déjà du « syndrome du bâtiment malade ».

La nouvelle pancarte touristique installée pendant le confinement de l’an dernier le long des principales routes d’accès est un véritable bras d’honneur que les démolisseurs envoient aux défenseurs du patrimoine. On y apprend que Bourbonne-Les-Bains est une station thermale « et de loisirs », on voit une femme dénudée dans une piscine devant la coulisse du casino – en toute lettres sur la pancarte installée avec le budget du Ministère de la Culture.

On se moque du monde. Ce type de panneau culturel est utilisé partout ailleurs pour signaler des curiosités historiques et naturelles (la villa gallo-romaine d’Andilly, Diderot et l’encyclopédie à Langres, etc.) Rien de culturel ou historique sur le panneau bourbonnais. Une publicité mensongère (il n’y a pas de piscine thermale grand public à Bourbonne) et illégale (publicité pour un établissement de jeux avec l’argent du contribuable).

Tout ceci ne peut plaire qu’à un public avec un quotient intellectuel inférieur à 90. C’est ce public que les élus locaux ont privilégié. Et le résultat est là : Bourbonne est aujourd‘hui un désert culturel. Également un désert économique avec de nombreuses maisons abandonnées, certaines brulées et de nombreuses friches de démolition.

Les Bourbonnais ont perdu les racines et les ailes.

Joachim OZDOBA

Les élections départementales

Alors qu’un projet de loi a été présenté pour reporter les élections départementales de mars à juin 2021, nos élus se préparent.

Le Président du Conseil Départemental, Nicolas LACROIX, a déclaré dans la Voix de la Haute-Marne du 22 janvier : que ce soit en mars ou en juin, je suis prêt ! en ajoutant de plus : une majorité de candidats va se représenter, ce sera une élection différente dans chacun des 17 cantons.

Nous pouvons déjà nous demander en quoi cette élection serait différente si ce sont toujours les mêmes élus.

Si la Haute-Marne souffre de son manque d’attractivité et ne réussit pas à inverser la courbe démographique n’est-ce-pas aussi parce que nous avons des élus qui ne veulent surtout pas lâcher les rênes qu’ils ou elles détiennent, depuis des décennies pour certains.

Quelles peuvent être les motivations du candidat au siège de conseiller départemental ?

Il peut y avoir plusieurs raisons :

  • Le désir d’agir pour les intérêts de son coin de territoire, son canton
  • Par ambition politique
  • Par ambition personnelle
  • L’attrait du salaire du conseiller départemental non négligeable


Le Journal du Net, premier site d’actualités français, nous détaille les salaires de nos élus, soit 1 858,67 € bruts par mois s’il est membre de la commission permanente. A savoir que la commission permanente du Conseil départemental de la Haute-Marne est composée de l’ensemble des élus et 5 612,45 € bruts par mois pour le Président, quelle que soit la taille du département.

Nicolas LACROIX a pour objectif d’inverser la courbe démographique du département grâce notamment à un plan d’investissements de 500 millions d’€ à l’horizon 2030, soit environ 50 millions € par an.

Le budget 2020 avait cependant inscrit en dépenses d’investissement un total de près de 74 millions € pour la seule année 2020.

C’est à n’y rien comprendre

Tant que nos élus restent en permanence sur la défensive, et refusent l’ouverture vers l’extérieur tant pour les idées que pour les acteurs du territoire, la Haute-Marne ne réussira malheureusement pas à inverser la courbe démographique.


La Haute-Marne restera ancrée dans le passé avec des gouvernants qui ne veulent surtout pas lâcher leur siège au détriment de la population.

Le journal l’Affranchi du 24 décembre 2020 révèle que Nicolas LACROIX, parlant des médecins de l’Hôpital, avait déclaré en réunion plénière du conseil départemental de décembre, il y en a de très bons, mais il y en a aussi de très mauvais !

En est-il de même pour nos conseillers départementaux ?

Il y en a de très bons, mais il y en a aussi de très mauvais !

En effet, il y a ceux qui se mobilisent pour leur canton et ceux qui préfèrent simplement se montrer.

Notre conseiller départemental est André NOIROT. Nous ne pouvons identifier quel est son bilan en tant que tel si ce n’est qu’il sait figurer auprès de Nicolas LACROIX à diverses occasions.



André NOIROT assume également la Présidence du Syndicat des Sapeurs-pompiers de la Haute-Marne. Fin 2019 il a démontré un grand mépris envers les pompiers par un geste des plus obscènes prétextant avoir reçu des insultes, affirmation d’ailleurs démentie par les pompiers.

Le plus incompréhensible, est que le conseil départemental dans son ensemble a préféré apporter son soutien à André NOIROT, malgré son comportement inexcusable.

L’attractivité du territoire passe aussi par le comportement de nos conseillers départementaux

Et là, c’est pas gagné !

La neige et ses dangers


Chacun le sait, les activités de salage, sablage ou déneigement de la voierie ne constituent pas le quotidien des agents des services techniques.

La neige tombée pendant plusieurs heures ce mardi 12 janvier était annoncée.

Il relève des services de toute commune d’organiser en amont, les moyens et les mesures à mettre en place.

La commune de Bourbonne Les Bains possède l’équipement nécessaire, encore faut-il qu’il soit opérationnel

La super balayeuse d’un coût de 125 000 € n’est-elle pas équipée d’une lame à déneiger, comme cela était prévu ?


À moins qu’il ne soit parti en réparation !
L’on peut se demander pourquoi, car il n’a pas neigé depuis plus d’un an !

Le Maire, André NOIROT et son Adjoint aux travaux, Patrick BREYER n’ont-ils pas organisé l’équipement nécessaire en amont, c’est-à-dire avant l’hiver.

Ne savent-ils pas que des épisodes neigeux s’anticipent

Nous notons que par le passé, les agents étaient déployés et intervenaient sur le territoire de la commune lors d’épisodes neigeux pour non seulement sabler mais également déneiger les rues et places. Les 12 et 13 janvier, si quelques endroits ont peut-être été sablés, aucun engin n’est venu sur la Place de Verdun par exemple pour préparer la sortie des écoles ou même la venue des bénéficiaires des restos du Cœur le lendemain.

L.2212-2 du code général des collectivités territoriales stipule : le maire est chargé d’assurer la sûreté du passage dans les rues, quais, places et les voies publiques. Le maire est donc compétent pour ordonner les opérations de nettoiement et de déneigement sur l’ensemble des voies, quel que soit leur propriétaire.



Le déneigement des voies, en vue de permettre la commodité de la circulation publique, fait partie des missions de police municipale du Maire.

Le maire doit prendre les mesures nécessaires pour prévenir les dangers sur le territoire de la commune, et notamment sur les voies ouvertes à la circulation publique.

Nos élus sont-ils trop occupés pour se soucier de leurs devoirs et responsabilités.

Nos élus sont-ils frivoles?

En 1884, le Dr. Auguste CAUSARD écrivait dans son livre Bourbonne et ses eaux minérales, dans son chapitre intitulé Anthropologie concernant les habitants de Bourbonne et ses environs :

Je leur reprocherai seulement d’être légèrement frivoles et volages.



Début 2020, à l’occasion de sa campagne électorale de mars dernier, André NOIROT avait déclaré :

Je suis en pleine forme, demandez donc à Madame MERCIER, elle pourra vous le dire !

 

 


En Décembre 2020, lors du dernier conseil communautaire, alors que des élus s’inquiétaient de « l’approche de l’heure fatidique du couvre-feu », Marie-France MERCIER avait demandé :

Vous n’avez pas prévu de duvets pour coucher là, Mesdames ? Ce n’est pas grave, il y a beaucoup d’hommes, ils sauront vous réchauffer !

Et le Président du conseil communautaire, Éric DARBOT de conclure :

On ne peut pas, il y a le Covid !

Nous pouvons constater que depuis 1884, nos élus bourbonnais d’aujourd’hui, n’ont guère évolué.

Les propos de André NOIROT et maintenant de Marie-France MERCIER nous démontrent un humour plus que douteux et certainement très frivole. Ce comportement les fait tomber bien bas !

Une commune qui n’évolue pas est une commune qui se meurt.

La Déclaration d’Intention d’Aliéner (DIA)

Définition

La déclaration d’intention d’aliéner permet d’informer le titulaire du droit de préemption, en général, c’est un établissement public de coopération intercommunal ou une commune, de son intention de vendre. Elle définit également les conditions de la vente et notamment le prix. Cela permet à cette entité de faire valoir ses droits à préemption si elle estime qu’elle doit réaliser des aménagements urbains d’intérêt général. Ces opérations sont définies dans la délibération qui concerne ce droit.

Nous avons vu qu’en deux ans seulement André NOIROT a fait par deux fois usage du droit de préemption (rue de l’Hôtel Dieu et rue d’Orfeuil) pour un total de près de 200 000 € plus frais.

D’une part, nous nous interrogeons sur la notion d’intérêt général en ce qui concerne ces deux préemptions, voir nos articles intitulés « La préemption de la Maison « Guyot » «  et « La réserve foncière ».

D’autre part, nous constatons que depuis quelques mois, la publication des DIA se fait sur le site de la commune, ainsi tout un chacun peut connaitre le prix de vente ou d’achat d’un bien immobilier.

Tant mieux pour les curieux
Tant pis pour la vie privée de chacun

En effet, nous considérons que l’acte de vente est un acte privé pour le vendeur comme pour l’acheteur. Que la Mairie révèle publiquement sur son site la situation du bien, et surtout le prix du bien, constitue une sérieuse atteinte à la vie privée du vendeur et de l’acheteur.

Ni le Maire, ni les services de la Mairie n’ont le droit d’intervenir dans des transactions privées. Seuls les actes relevant de l’intérêt général peuvent être publiés.

Un Maire n’a pas tous les droits comme le pense André NOIROT

La crise sanitaire actuelle a engendré un peu partout en France, un renouveau d’intérêt pour les citadins de venir investir dans les zones rurales. A Bourbonne Les Bains, le volume des ventes de biens immobiliers a également augmenté. Cependant la publication des prix de ces biens ne fait que limiter les possibilités des professionnels d’atteindre des montants réalistes et ne fait encore une fois, que tirer Bourbonne vers le bas.

Grâce à cette équipe municipale la commune est tirée vers le bas, bientôt elle touchera le fond.

Chute de la fréquentation des thermes de 65 %

Le bilan de l’année 2020 s’avère « catastrophique », note dans un communiqué le CNEth (Conseil National des Etablissements Thermaux). Même si peu de cas de Covid-19 ont été signalés parmi les curistes, «la saison très écourtée (environ 4 mois au total), les restrictions liées à la limitation de la capacité d’accueil et les craintes des curistes ont sévèrement érodé la fréquentation ».



A Bourbonne Les Bains, la chute a été de 65% et les pertes pour Valvital sont de 1,2 million d’Euros, déclare Carole RECOUVREUR, Directrice de l’Etablissement, dans un article du Journal de la Haute-Marne du 5 décembre dernier.

Petit rappel :

En 1977, suite à sa reconstruction par le concessionnaire d’alors (THERMA-France) l’établissement thermal accueillait 10 000 curistes pour atteindre près de 16 000 curistes en 1986.

Le tableau ci-dessous est disponible en Mairie :


Les reformes de la Sécurité Sociale des années 1990 ont ensuite impacté toutes les stations thermales de France, malgré tout Bourbonne Les Bains recevait 13 442 curistes en 1998.

En 2004 Valvital rachète la concession à THERMA-France. L’année précédente en 2003, le nombre de curistes était de 12 380.

Depuis 2004, la fréquentation des thermes de Bourbonne Les Bains n’a cessé de chuter pour n’être plus que de 7 743 curistes en 2019, chiffres donnés par Carole RECOUVREUR.

Une chute de la fréquentation de 4 637 curistes
en 15 ans de Valvital

En 2004, lors du rachat de la concession par Valvital, l’établissement thermal de 27 ans était en excellent état ayant fait l’objet d’investissements conséquents et un entretien très rigoureux chaque année.

En 2015, un rapport d’expertise sur l’état tant interne qu’externe des bâtiments et équipements a été demandé par Madame le Maire, Dominique Richard Brice et son équipe. Cette action a été vigoureusement contestée par Bernard RIAC, PDG de Valvital, sans succès. Bernard RIAC était de plus soutenu par son ami André NOIROT. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer la demande d’expertise plutôt que de soutenir les intérêts de la commune de Bourbonne Les Bains.

Et pourtant le constat de l’expert était sans appel :

Les désordres constatés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments relèvent de défauts d’entretiens de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains (Valvital).

Rappelons l’article 15 du contrat de concession :

Pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretiens même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées.

Suite à l’action engagée par la commune en 2015, quelques travaux d’améliorations ont été effectués et le nombre de curistes avait légèrement augmenté en 2016 (+58) et en 2017 (+120)

Le tableau ci-dessous est issu du rapport d’activité 2017 fourni par Valvital et est disponible en Mairie.


Voici le commentaire d’un curiste venu en Octobre 2020, posté sur le site Les curistes.fr intitulé Première cure :

Dans le programme 18 bains hydromassants avec hydromassages, sur 3 semaines 4 baignoires qui n’ont pas fonctionnées régulièrement des jets défectueux, signalés mais récurrents. 9 sièges en piscine hydromassants des jets déffectueux, signalés réparés lorsque la piscine est vidée. Si c’est pour inciter à aller en PRENIUM, c’est réussi Ceci pour signaler une grande négligence de l’établissement(thermes privés). Points positif : personnel compétents, piscines chaudes et locaux.

La crise sanitaire que nous traversons est certes mondiale et nul ne sait ce que 2021 nous réserve. Par contre les périodes de fermetures auraient pu être mises à bon escient en engageant les travaux et réparations nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement.

Le site du greffe du Tribunal de Commerce de Paris nous révèle:

DERNIERS CHIFFRES CLÉS
COMPAGNIE EUROPEENNE DES BAINS (Valvital)

Clôture Chiffre d’Affaires Résultat
31/12/2019 5 358 K€ 2 394 K€
31/12/2018 5 002 K€ 1 488 K€
31/12/2017 4 307 K€ 1 316 K€

Au vu de ces résultats, nous pouvons nous demander pourquoi André NOIROT semble si attaché à ne pas « froisser » la direction de Valvital et accepte le non-respect de leurs obligations. Au fil des années, plusieurs largesses ont d’ailleurs été accordées à Valvital par André NOIROT.

Largesses que nous avons payées


Dès son retour fin 2018, André NOIROT avait annoncé qu’il préparait un programme de rénovation des thermes. De plus, il avait décidé d’abandonner le projet de centre bien-être commandité par Madame Dominique RICHARD BRICE et son équipe, centre qui aurait dû ouvrir ses portes fin 2020.

Il se dit maintenant qu’il s’agirait même de démolir l’existant pour reconstruire un nouvel établissement. L’existant a 43 ans seulement !

Sans entretien ou investissement nécessaire, il est certain qu’un bâtiment se détériore

Pour couronner le tout, voici que Carole RECOUVREUR admet qu’une demande a été envoyée à la municipalité pour une aide sur le loyer.

Nous pouvons nous demander pourquoi cette aide devrait être accordée. En effet, Il ne s’agit pas de loyer, mais d’une redevance de 13 % calculée sur le chiffre d’affaires de l’année et 5 % sur le chiffre d’affaires de la boutique et la tisanerie, redevance définie dans le contrat de concession. En 2019 par exemple la redevance totale s’élevait à environ 530 000 €. En clair, si le chiffre d’affaires est moindre, la redevance le sera également.

C’est un scandale que Valvital se permette de demander une aide. Etre partenaire n’est-ce pas tout d’abord que chacun respecte ses obligations, or :

  • Valvital ne contribue pas ou très peu au syndicat des hôteliers malgré le Thermotel
  • Valvital ne contribue pas à l’Office du Tourisme
  • Valvital refuse de contribuer aux campagnes de communication de la commune
  • Valvital ne fournit pas toujours ses rapports annuels aux échéances prescrites par le contrat de concession
  • Valvital inscrit en investissement des dépenses qui ne sont que de l’entretien courant
  • Valvital refuse de s’acquitter de taxes contractuellement dues prétextant le redressement judiciaire
  • Etc.

André NOIROT s’acharne lui, à soutenir le concessionnaire malgré le non-respect évident de son cahier des charges.

Cet appel à l’aide de Valvital n’est qu’une mascarade. Ce ne peut être qu’un prétexte pour permettre à André NOIROT de donner plus de notre argent à Valvital, d’autant que Carole RECOUVREUR a prévenu il faudra cinq années pour absorber les pertes. Nous pouvons nous demander ce que cela cache.

Les caisses de la commune ne pourront se le permettre, crise de la COVID oblige, et encore moins les bourbonnais.

Les redevances des thermes, du Casino et la vente de bois vont être sérieusement amputées cette année et sûrement pour les toutes prochaines années.

Comment payer, entre autres, toutes les indemnités des élus ?
La source principale restera nos impôts
Prenons garde !