Ouverture de la saison thermale 2024

Nicolas LACROIX, Président du conseil départemental se glorifie sur sa page face-book d’être venu à Bourbonne-Les-Bains le 25 mars dernier pour l’ouverture de la saison thermale 2024.

Reconnue au plan scientifique, l’eau de Bourbonne-les-bains est une véritable richesse.

J’en suis convaincu : cette cité a le potentiel pour devenir la station thermale de demain, capable à la fois d’être en pointe en matière de santé et d’être une place forte du tourisme haut-marnais. L’enjeu est énorme : ce sont aujourd’hui 300 emplois directs et indirects concernés. Je me suis rendu ce lundi sur place pour lancer la saison thermale, y rencontrer, le maire de la ville, mon ami André Noirot, mes collègues Élie Perriot et Sylviane Denis, la direction des thermes et faire un point sur les travaux de l’office de tourisme – Agence d’attractivité – La Haute-Marne Respire & Inspire. Le Département sera aux côtés de Bourbonne-les-bains, avec un objectif commun : rendre à la Haute-Marne sa fierté !

Nicolas LACROIX découvre que Bourbonne a un potentiel !

Ne sait-il pas que la qualité de l’eau a permis historiquement à Bourbonne d’être à la pointe en matière de santé ? Ce n’est pas un potentiel mais une réalité.

Il devrait plutôt se désoler de voir que ce qu’il appelle potentiel de Bourbonne a été réduit à peau de chagrin depuis l’arrivée de Valvital en 2004 avec de plus, la complaisance de « son ami »
André NOIROT

Nicolas LACROIX pensait-il vraiment que par sa venue à Bourbonne, il allait attirer plus de curistes ?

Rappelons que André NOIROT avait exonéré VALVITAL de redevance suite au COVID alors que la Société avait bénéficié de toutes les aides de l’Etat.

Rappelons également que VALVITAL n’engage qu’un minimum de travaux de maintenance pourtant exigés dans son cahier des charges. Les pannes récurrentes de chauffage, de baignoires, d’eau chaude, des malaxeurs de boue, etc. ne font que participer à la fuite des curistes pourtant adeptes de la qualité de l’eau thermale.

En déclarant : le Département sera aux côtés de Bourbonne-Les-Bains, nous nous demandons si Nicolas LACROIX pense intervenir comme il le fait sur la réorganisation des hôpitaux du sud-Haute-Marne alors que la santé ne relève pas de la compétence du Département.

Sur décision unilatérale de VALVITAL, la saison a démarré trois semaines plus tard causant un préjudice certain pour les logeurs de Bourbonne. Comme à son habitude, André NOIROT a fait preuve d’une grande lâcheté en acceptant ce retard.

Rendre à la Haute-Marne sa fierté
Ce n’est pas pour demain !


Toujours plus de couleuvres à avaler

Malgré la sècheresse, on se rend compte que Bernard RIAC et André NOIROT trouvent toujours plus des « couleuvres » à vous faire avaler.

Le réchauffement climatique va peut-être leur engendrer une pénurie de couleuvres ?

Le 30 janvier 2023, un groupe de presse économique régional (Savoie Mont Blanc) a publié un entretien avec Bernard RIAC sur les investissements du groupe Valvital.

Valvital est le groupe thermal qui progresse le plus rapidement et fortement cette année », annonce le président directeur général, Bernard Riac.

Et d’une couleuvre

Il faut un certain culot pour faire de telles annonces qui ne sont que fantasmes de la part de Bernard RIAC.

En ce qui concerne Bourbonne-Les-Bains, lors de la dernière réunion du syndicat des hôteliers début Octobre, la représentante des thermes avait annoncé selon le Journal de la Haute-Marne du 11 octobre : « lnous accueillons actuellement 650 curistes et espérons dépasser la barre des 5 000 au total sur la saison ».

Et de deux couleuvres

Les bourbonnais ont pu eux-mêmes constater que depuis l’ouverture de la saison en mars 2023, il n’y a eu que très peu de curistes au cours des six premiers mois sur les neuf mois de la saison thermale. Les trois derniers mois sont depuis très longtemps les mois préférés des curistes, mais vont-ils compenser ?

Rappelons qu’en 2022, les thermes n’avaient reçu que 5 228 curistes. Si la barre des 5 000 curistes est atteinte cela équivaudrait à une nouvelle perte d’environ 200 curistes.

L’absence de travaux d’entretien de l’équipement est évidente et régulièrement rapportée par le peu de curistes encore venus cette année : eau froide, baignoires en panne, malaxeur de boue en panne, chauffage défaillant, piscine froide, etc.

Non, ce n’est pas la COVID

Le journal local de Nancy La Semaine a publié le 1er septembre dernier un entretien avec Bernard RIAC sur le fiasco de l’ouverture des cures thermales de Nancy Thermal.

Comme à son habitude, la faute est rejetée sur autrui. Il rappelle « nous ne sommes que les exploitants. Il faut que chacun prenne ses responsabilités »

Et de trois couleuvres
Il fallait oser

Mais encore, à la question : beaucoup vous reprochent la « propreté » des lieux. Que leur répondez-vous ?

« Que c’est vrai et nous allons prendre le taureau par les cornes. Nous avons sous-traité la partie la plus importante du nettoyage à une entreprise bien connue en France.

Bientôt ce sera la faute des banques

Ce qui est particulièrement intéressant est qu’il ajoute : Elle ne remplit pas ses missions… La prestation doit être effectuée. Nous allons peut-être devoir aller vers une résiliation du contrat et demander des dommages et intérêts. Cette situation n’est pas acceptable ».

Ben voyons…
Pour quelqu’un qui n’a jamais respecté son cahier des charges à Bourbonne c’est énorme de toupet


Pour rappel, le 15 avril 1975 le Sénat avait débattu sur la situation de l’établissement thermal de Bourbonne-Les-Bains en réponse au Sénateur Edgard PISANI.

Mme le ministre de la santé est particulièrement avertie du problème posé par l’avenir de l’établissement thermal de Bourbonne-les-Bains. La carence du concessionnaire qui n’avait pas entrepris, malgré de nombreuses mises en demeure, les nécessaires travaux de rénovation, l’a conduite à prendre à son encontre les mesures prévues par le cahier des charges de la concession.
C’est ainsi qu’elle a été amenée à prononcer sa déchéance à la fin du mois de mars.

Conformément à l’article 26 du chapitre VI du cahier des charges :

« Faute par le concessionnaire de remplir l’une quelconque des obligations qui lui sont imposées par le présent cahier des charges il encourt la déchéance. »

Le document est un document administratif communicable et est donc disponible sur demande en Mairie.


Suite à cette décision de l’Etat et un nouveau concessionnaire, la station a par la suite reçu jusqu’à 16 000 curistes.
À bon entendeur !
Aucune chance avec André NOIROT


Les projets à effet boomerang de André NOIROT

Un boomerang est un objet volant, qui a la particularité de revenir dans les mains de la personne qui le lance. Il en est de même pour les projets de André NOIROT, la différence étant que chaque lancé a un coût payé par les bourbonnais.

En 2008, André NOIROT avait prescrit une cure de remise en forme pour Bourbonne d’un coût global de 32 millions d’€, quasiment une fois et demi ce qu’a coûté le Mémorial Charles De Gaulle.

Il avait déclaré que la chute du nombre de curistes était liée à la diminution des remboursements de la sécurité sociale. Vrai mais pas que.

André NOIROT ne s’est jamais embarrassé avec la vérité.
Certes, Bourbonne a accueilli jusqu’à 15 000 curistes en 1986. Malgré la baisse des remboursements de la Sécurité Sociale instaurée dans les années 1990, Bourbonne recevaient 12 380 curistes en 2003.

Nous n’en comptions plus que 7 743 curistes en 2019.

La chute du nombre de curistes n’a été réelle et surtout continue que depuis l’arrivée de VALVITAL en 2004.

André NOIROT s’est toujours appliqué à soigner les intérêts de VALVITAL plutôt que ceux des bourbonnais.
A se demander pourquoi ?

En 2008, dans l’enveloppe des 32 millions d’€, il s’agissait de construire un complexe de remise en forme pour un coût de 11 millions d’€ pour la commune.

Aujourd’hui il s’agit de carrément rénover l’ensemble de l’établissement thermal, pourtant responsabilité du concessionnaire, pour un coût de 20 millions d’€.

En 2008, VALVITAL s’engageait sur la partie hébergement et restauration pour un coût de 14 millions d’€.

Aujourd’hui il n’en est plus question.

Pour rappel le projet de 2008 n’avait pas réuni l’accord de tous les financeurs et a finalement été noyé fin 2013.

Nous vous recommandons nos articles de la categorie « Les Thermes », en particulier celui paru le 14 decembre 2020 intitulé « Chute de la frequentation des thermes de 65% »


André NOIROT a déclaré dans l’article du JHM Quotidien du 3 avril dernier que l’actuelle délégation de service public a été signée par l’Etat (vrai) et nous ne pouvons pas en changer les termes (faux et archi-faux). Lui-même a eu recours à un avenant au contrat pour y intégrer la tisanerie que les bourbonnais ont d’ailleurs payé pour moitié.

Dans ce même article, André NOIROT déclare que les cures « secu » chutent (vrai pour Bourbonne). Au niveau national, elles ont progressé de 25 % entre 2008 et 2018.

Il a maintenant pour projet la mise aux normes et la modernisation des thermes, le tout payé par les bourbonnais bien-sûr.

Ben voyons !
Bernard RIAC s’en frotte les mains

Depuis 2004, VALVITAL, n’a pas respecté son contrat de concession, comme cela avait été identifié dans un rapport d’expertise rendu en 2015 disponible en Mairie :

Les désordres constatés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments relèvent de défauts d’entretiens de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains (Valvital).

Rappelons l’article 15 du contrat de concession :

Pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretiens même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées.

Suite à la crise sanitaire, le peu de curistes venus éventuellement à Bourbonne ont constaté par eux-mêmes qu’aucun travaux n’avaient été faits dans les thermes pendant les périodes de fermeture. Plusieurs ont parlé du grand nombre de pannes, du manque de chauffage, de baignoires qui n’ont toujours pas été remplacées, du malaxeur de boue défectueux, etc.

Plutôt que de faire respecter le contrat au nom des bourbonnais, André NOIROT s’entête à « pondre » des projets toujours plus coûteux, sans jamais aboutir.

11 millions € en 2008
20 millions d’€ en 2022

Pour comparaison, tel que publié par le JHM le 3 avril 2022:

Le Grand Langres a dévoilé son projet de construction d’une caserne de gendarmerie. Programmée pour s’installer sur un terrain de 2,5 ha, la nouvelle caserne de gendarmerie comportera une emprise de 3 400 m2 pour les locaux de service et techniques mais aussi de 8 300 à 16 300 m2 pour la partie touchant aux 44 logements. Estimé à 14 millions, sans compter le coût lié à l’acquisition des terrains, ce projet donnera lieu de la part de la gendarmerie à un loyer, durant neuf ans, s’élevant à 563 000 €.

Rappelons que le projet Bien Être élaboré par la municipalité en place de 2014 à 2018 et enterré par André NOIROT fin 2018, s’élevait à 6 millions d’€ dont 800 000 € à la charge de la commune. Le complexe aurait ouvert ses portes début 2021.

Croit-il vraiment que cette fois-ci, son projet va aboutir, d’autant qu’il ne mentionne pas la participation financière de VALVITAL.

  • Les répercussions à venir de la guerre en Ukraine
  • La crise sanitaire
  • La crise économique qui nous frappe de plein fouet ainsi que
  • La baisse de population (1977 habitants)

Amènerait en toute logique à préférer la prudence et la vigilance.

André NOIROT, lui, préfère le délire absolu


Nos deniers pour Valvital mais pas pour Bourbonne

Lors de ses campagnes électorales de 2018 et 2020 André NOIROT avait promis de veiller au bon entretien de la commune et sa propreté, après avoir clamé honteusement qu’elle était sale !

Nous ne devons pas avoir la même interprétation du mot propreté et bon entretien.

Voici quelques exemples :

Avenue de Montmorency

Rue du stade

Rue des Capucins

Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

Nous rencontrons chaque jour des habitants et des curistes. Ceux-ci nous ont fait part de leur regret de voir la commune sale et mal entretenue.

Il est vrai que les dépenses inconsidérées décidées par André NOIROT au cours des deux dernières années n’ont pu que grever lourdement les finances communales.

Comme si cela ne suffisait pas, André NOIROT avait décidé d’exonérer Valvital de la redevance 2020 et également 2021.

Si l’on considère que les thermes ont subi un recul de fréquentation de 60 % en 2020 ainsi que l’avait déclaré André NOIROT au conseil municipal du 23 mars dernier, la redevance aurait dû être de près de 220 000 € au lieu de 530 000 € les années précédentes.

Si l’on considère que les thermes n’ont pu ouvrir en 2021 que fin mai avec un nombre de curistes limité, nous pouvons estimer que la redevance s’en serait trouvée amputée d’environ 40 % et ne serait que de 330 000 €.

Nous nous demandons pourquoi André NOIROT se montre si généreux avec nos deniers envers un groupe qui a bien évidemment des ambitions pour des stations autres que Bourbonne Les Bains.

En effet Bernard RIAC a signé en janvier 2021 un nouveau contrat de délégation de service public avec la commune de Royat-Chamalières pour 30 ans. Royat-Chamalières est une station thermale située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département du Puy-de-Dôme, près de Clermont-Ferrand. Les thermes reçoivent environ 8 000 curistes par an.

Pour cela, le 2ème groupe thermal français prévoit de mettre un œuvre un important programme d’investissement de plus de 31 millions d’euros. Cet investissement permettra de proposer une résidence hôtelière de 73 appartements, d’ouvrir un restaurant ainsi que de rénover et mettre aux normes l’espace thermal ainsi que Royatonic.

Ça ne vous rappelle rien ?

Au lieu d’exonérer Valvital, qui de toute évidence a les moyens d’aller investir ailleurs 31,5 millions €, André NOIROT ferait bien de s’inquiéter de l’état lamentable de la commune depuis son retour à la Mairie.

Le montant des exonérations accordées à Valvital, soit 550 000 €, aurait pu permettre de trouver du personnel ou même de conclure un contrat avec une entreprise d’entretien pour plusieurs années, comme cela se fait de plus en plus dans plusieurs communes autour de nous.

Il est intéressant de voir que Valvital se permet de pleurer sur un déficit à Bourbonne et en même temps ne se gêne pas pour promettre des investissements conséquents à Royat-Chamalières.

Il s’agit de l’argent des Bourbonnais pas des Royatais

Pour votre parfaite information, voici ce que Bernard RIAC a promis.

En résumé :

  • Passer de 8 000 à 11 000 curistes
    A Bourbonne passage de 12 500 à 7 200 curistes
  • Le groupe essaye d’être performant partout où il est implanté
    Bourbonne reste dans l’attente
  • Reprise des installations techniques
    Toujours à minima à Bourbonne
  • Travaux sur les bâtiments les plus anciens
    A Bourbonne, une couche de peinture
  • Une boutique-café
    A Bourbonne, payée pour moitié par les bourbonnais
  • Reprise des piscines
    Pas à Bourbonne
  • Résidence de 73 appartements
    Pas à Bourbonne
  • Recherche de l’orientation phlébologie
    Toujours pas à Bourbonne
  • Pas une saison ne sera supprimée
    A voir pour le croire

Bouquet final: Recherche de subventions auprès des élus, 7,5 millions d’€. Et le reste ?

Déjà vu ou pas ?
Voilà la question

Bernard RIAC ressert la même musique sans même changer la partition puisqu’il trouve toujours des élus prêts à faire payer leurs administrés plutôt qu’à faire respecter les engagements pris en signant un contrat de délégation de service publique.

Dire qu’un centre bien-être devait ouvrir ses portes début 2020 et qu’André NOIROT et son équipe l’a purement et simplement annulé.

On peut dire que Bourbonne n’est pas prêt de sortir la tête de l’eau

André NOIROT s’inquiète
Il est temps !



Un article du Journal de la Haute-Marne du 7 mars nous révèle que André NOIROT juge la « situation très inquiétante ».

André NOIROT a depuis toutes ses décennies de mandature, miser sur les thermes et uniquement les thermes en refusant l’implantation de toutes autres industries. Ainsi qu’il le dit lui-même l’économie tourne autour du thermalisme.

Il n’y a pas en France une ville thermale qui ne dépend que de ses thermes, Bourbonne est l’exception bien sûr. Nous voyons le résultat.

Aujourd’hui les thermes sont fermés, nul ne sait pour combien de temps. Les commerces, hôtels et loueurs en payent les conséquences mais également la population en général.

Pour reprendre une image de André NOIROT lui-même : lorsque le moteur tombe en panne, Bourbonne ne bouge plus. Cette image est plus que ridicule car chacun sait que lorsqu’un moteur tombe en panne il faut le réparer ou le remplacer et ce n’est pas un peu d’huile dans les rouages qui va le faire démarrer.

André NOIROT n’a rien trouvé de mieux comme huile que d’exonérer l’établissement thermal et le casino du paiement de leur redevance.

Mais qui va payer cette huile ?
Le contribuable bien sûr

Rappelons que la redevance est calculée sur le chiffres d’affaires, il n’y a donc aucune raison d’accorder une exonération. Le chiffre d’affaires étant moindre, la redevance le sera également. (Voir notre article du 14 décembre 2020 intitulé la chute de fréquentation des thermes de 65%).

André NOIROT va jusqu’à ajouter que cette exonération ne freinera pas les projets. Il rappelle que le projet bien-être thermal suit son chemin.

Le chemin sera très vite une impasse
Pire encore il ne mènera qu’à un précipice



N’oublions pas qu’il a fallu 8 ans à André NOIROT pour élaborer le premier projet thermal en englobant l’Hôtel des Sources qui nous a coûté plus de 700 000 €. Le projet a été noyé en Octobre 2013.

Pire encore, dès son retour fin 2018, André NOIROT a stoppé le projet de l’équipe précédente, projet qui aurait dû ouvrir ses portes en janvier 2021.

Et pourtant il n’y avait pas de Covid



Le fiasco de l’usine d’embouteillage qui a coûté au contribuable plus de 450 000 € aurait dû apprendre à André NOIROT à faire preuve de prudence lorsqu’il engage nos deniers en plus de l’argent publique.

En effet, le Journal de la Haute-Marne du 20 février dernier nous révèle que le tribunal correctionnel vient de condamner, pour escroquerie entre autres, Pascal BASTIEN, dirigeant de l’entreprise Vegetal et Mineral Water, et sa compagne. En fondant cette entreprise, ils avaient trouvé le moyen de s’enrichir.


Il leur suffisait de trouver les dindons !
En ciblant Bourbonne, ils avaient aisément trouvé leur dindon !

Après avoir été pris pour le dindon, André NOIROT fait l’autruche. Il ne veut surtout pas voir qu’en ne misant que sur le thermalisme et Valvital, il condamne la commune à l’immobilisme et un appauvrissement certain.

D’autant que nous apprenons du journal l’Est Républicain du 2 mars dernier que :

les eaux de Grand Nancy Thermal n’en finissent pas d’être secouées de remous. Dernier tourbillon en date, l’audience devant le tribunal administratif de Nancy, ce mardi 2 mars. Le rapporteur public, Anne-Sophie Picque, a demandé l’annulation du contrat de concession passé entre la Métropole de Nancy et Grand Nancy Thermal Développement (qui rassemble notamment les sociétés Valvital et Bouygues) pour la réalisation et l’exploitation du futur complexe thermal, prévu à l’horizon 2023.

Le site de France Bleue Savoie du 17 février dernier dévoile que le Groupe familial d’envergure, Valvital est dans la difficulté après avoir connu la prospérité jusqu’en 2019.

Le site de France Bleue Savoie du 17 février dernier
Le 8 Octobre 2020, France3 Auvergne Rhône Alpes a publié sur son site:

qu’après 22 ans, Valvital doit rendre les clefs des thermes de Divonne à la Ville. Le 2e groupe thermal de France voit son bail de 65 ans résilié.

Valvital n’a pas respecté ses engagements, ils devaient faire des travaux qu’ils n’ont pas faits, c’est tout. On met donc un terme au contrat et on pense à l’avenir.

Ces articles ne peuvent que donner matière à l’inquiétude quant à la crédibilité d’un projet associant Valvital.

André NOIROT préfère s’entêter comme une mule sur des projets pharaoniques qui ne voient jamais le jour mais qui ne font que coûter un maximum aux bourbonnais.

Un maire qui se respecte ne devrait-il pas plutôt penser à l’avenir de sa commune
Et arrêter d’être le dindon ou faire l’autruche et la mule !


Chute de la fréquentation des thermes de 65 %

Le bilan de l’année 2020 s’avère « catastrophique », note dans un communiqué le CNEth (Conseil National des Etablissements Thermaux). Même si peu de cas de Covid-19 ont été signalés parmi les curistes, «la saison très écourtée (environ 4 mois au total), les restrictions liées à la limitation de la capacité d’accueil et les craintes des curistes ont sévèrement érodé la fréquentation ».



A Bourbonne Les Bains, la chute a été de 65% et les pertes pour Valvital sont de 1,2 million d’Euros, déclare Carole RECOUVREUR, Directrice de l’Etablissement, dans un article du Journal de la Haute-Marne du 5 décembre dernier.

Petit rappel :

En 1977, suite à sa reconstruction par le concessionnaire d’alors (THERMA-France) l’établissement thermal accueillait 10 000 curistes pour atteindre près de 16 000 curistes en 1986.

Le tableau ci-dessous est disponible en Mairie :


Les reformes de la Sécurité Sociale des années 1990 ont ensuite impacté toutes les stations thermales de France, malgré tout Bourbonne Les Bains recevait 13 442 curistes en 1998.

En 2004 Valvital rachète la concession à THERMA-France. L’année précédente en 2003, le nombre de curistes était de 12 380.

Depuis 2004, la fréquentation des thermes de Bourbonne Les Bains n’a cessé de chuter pour n’être plus que de 7 743 curistes en 2019, chiffres donnés par Carole RECOUVREUR.

Une chute de la fréquentation de 4 637 curistes
en 15 ans de Valvital

En 2004, lors du rachat de la concession par Valvital, l’établissement thermal de 27 ans était en excellent état ayant fait l’objet d’investissements conséquents et un entretien très rigoureux chaque année.

En 2015, un rapport d’expertise sur l’état tant interne qu’externe des bâtiments et équipements a été demandé par Madame le Maire, Dominique Richard Brice et son équipe. Cette action a été vigoureusement contestée par Bernard RIAC, PDG de Valvital, sans succès. Bernard RIAC était de plus soutenu par son ami André NOIROT. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer la demande d’expertise plutôt que de soutenir les intérêts de la commune de Bourbonne Les Bains.

Et pourtant le constat de l’expert était sans appel :

Les désordres constatés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments relèvent de défauts d’entretiens de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains (Valvital).

Rappelons l’article 15 du contrat de concession :

Pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretiens même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées.

Suite à l’action engagée par la commune en 2015, quelques travaux d’améliorations ont été effectués et le nombre de curistes avait légèrement augmenté en 2016 (+58) et en 2017 (+120)

Le tableau ci-dessous est issu du rapport d’activité 2017 fourni par Valvital et est disponible en Mairie.


Voici le commentaire d’un curiste venu en Octobre 2020, posté sur le site Les curistes.fr intitulé Première cure :

Dans le programme 18 bains hydromassants avec hydromassages, sur 3 semaines 4 baignoires qui n’ont pas fonctionnées régulièrement des jets défectueux, signalés mais récurrents. 9 sièges en piscine hydromassants des jets déffectueux, signalés réparés lorsque la piscine est vidée. Si c’est pour inciter à aller en PRENIUM, c’est réussi Ceci pour signaler une grande négligence de l’établissement(thermes privés). Points positif : personnel compétents, piscines chaudes et locaux.

La crise sanitaire que nous traversons est certes mondiale et nul ne sait ce que 2021 nous réserve. Par contre les périodes de fermetures auraient pu être mises à bon escient en engageant les travaux et réparations nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement.

Le site du greffe du Tribunal de Commerce de Paris nous révèle:

DERNIERS CHIFFRES CLÉS
COMPAGNIE EUROPEENNE DES BAINS (Valvital)

Clôture Chiffre d’Affaires Résultat
31/12/2019 5 358 K€ 2 394 K€
31/12/2018 5 002 K€ 1 488 K€
31/12/2017 4 307 K€ 1 316 K€

Au vu de ces résultats, nous pouvons nous demander pourquoi André NOIROT semble si attaché à ne pas « froisser » la direction de Valvital et accepte le non-respect de leurs obligations. Au fil des années, plusieurs largesses ont d’ailleurs été accordées à Valvital par André NOIROT.

Largesses que nous avons payées


Dès son retour fin 2018, André NOIROT avait annoncé qu’il préparait un programme de rénovation des thermes. De plus, il avait décidé d’abandonner le projet de centre bien-être commandité par Madame Dominique RICHARD BRICE et son équipe, centre qui aurait dû ouvrir ses portes fin 2020.

Il se dit maintenant qu’il s’agirait même de démolir l’existant pour reconstruire un nouvel établissement. L’existant a 43 ans seulement !

Sans entretien ou investissement nécessaire, il est certain qu’un bâtiment se détériore

Pour couronner le tout, voici que Carole RECOUVREUR admet qu’une demande a été envoyée à la municipalité pour une aide sur le loyer.

Nous pouvons nous demander pourquoi cette aide devrait être accordée. En effet, Il ne s’agit pas de loyer, mais d’une redevance de 13 % calculée sur le chiffre d’affaires de l’année et 5 % sur le chiffre d’affaires de la boutique et la tisanerie, redevance définie dans le contrat de concession. En 2019 par exemple la redevance totale s’élevait à environ 530 000 €. En clair, si le chiffre d’affaires est moindre, la redevance le sera également.

C’est un scandale que Valvital se permette de demander une aide. Etre partenaire n’est-ce pas tout d’abord que chacun respecte ses obligations, or :

  • Valvital ne contribue pas ou très peu au syndicat des hôteliers malgré le Thermotel
  • Valvital ne contribue pas à l’Office du Tourisme
  • Valvital refuse de contribuer aux campagnes de communication de la commune
  • Valvital ne fournit pas toujours ses rapports annuels aux échéances prescrites par le contrat de concession
  • Valvital inscrit en investissement des dépenses qui ne sont que de l’entretien courant
  • Valvital refuse de s’acquitter de taxes contractuellement dues prétextant le redressement judiciaire
  • Etc.

André NOIROT s’acharne lui, à soutenir le concessionnaire malgré le non-respect évident de son cahier des charges.

Cet appel à l’aide de Valvital n’est qu’une mascarade. Ce ne peut être qu’un prétexte pour permettre à André NOIROT de donner plus de notre argent à Valvital, d’autant que Carole RECOUVREUR a prévenu il faudra cinq années pour absorber les pertes. Nous pouvons nous demander ce que cela cache.

Les caisses de la commune ne pourront se le permettre, crise de la COVID oblige, et encore moins les bourbonnais.

Les redevances des thermes, du Casino et la vente de bois vont être sérieusement amputées cette année et sûrement pour les toutes prochaines années.

Comment payer, entre autres, toutes les indemnités des élus ?
La source principale restera nos impôts
Prenons garde !

Le projet de centre bien-être

Le 4 avril 2019, les membres de la 1ère commission ont reçu une première présentation succincte du projet aujourd’hui intitulé Projet « Bourbonne 2020 » du Cabinet Détente Consulting dirigé par Monsieur Patrick Viceriat. Monsieur Noirot nous révèle tout d’abord qu’ils se connaissent depuis longtemps et que Monsieur Viceriat de Détente Consultants travaille avec le Groupe ARTELIA. Pourtant celui-ci avait quitté le groupe en Novembre 2018 pour fonder sa propre société dénommée Détente Consulting, ne pas confondre !

Toutefois, il est vrai que Monsieur Noirot le connait depuis longtemps.

Monsieur Viceriat, préalablement de la Société Détente Consultants, avait dés avril 2008 transmis conjointement avec Monsieur Bernard Riac une proposition d’intervention.


Il est anormal que Monsieur Riac puisse intervenir à ce stade embryonnaire du projet.

Qui dirige la ville ?
Monsieur Riac ou le Conseil Municipal ?

En mai 2008, le conseil délibère pour préempter l’Hôtel du parc en vue d’y créer l’espace de remise en forme. Le coût total de l’acquisition dépassera les 200 000€.

En juin 2008, un cahier des charges a été établi pour une étude de faisabilité de la réalisation d’un centre de remise en forme bien évidemment avec le Cabinet Detente Consultants !

En Août 2009 a eu lieu une première réunion et une nouvelle proposition d’intervention est rendue en mai 2010, sur les bases d’Avril 2008, telles que proposées par Mrs Viceriat et Riac.

Question : puisque Mrs Riac et Noirot semblent s’être mis d’accord depuis 2008, pourquoi attendre deux ans avant de rendre la relation officielle

Serait-ce pour noyer le poisson ?

Le Cabinet Détente Consultants a reçu près de 300 000€ entre 2009 et 2011 pour un projet qui n’a pu aboutir faute de financement.

Cout total du projet 32 millions €

Suivez ce lien pour lire l’article où ces détails ont été publiés: Cliquez

En 2011, Monsieur Noirot décide le rachat de l’Hôtel des Sources : 700 000€ plus les frais d’acquisition.

Contrairement à ce qu’a déclaré à plusieurs reprises Monsieur Noirot, certaines subventions n’étaient pas accordées et rendaient le projet impossible.

En 2013 tout était au point mort car en l’absence de financement de la Région, la commune perdait également les autres subventions (Etat, …) et le PER (qualification en Pôle d’Excellente Rurale) arrivait à échéance (JHM du 16 octobre 2013, page 5)

En 2013 Le projet était noyé !

Devant cette situation, il fallait concevoir un nouveau projet plus réaliste pour le rendre éligible. Le Cabinet d’Avocats de la commune de Bourbonne Les Bains (FIDAL) avait d’ailleurs, à la demande de Monsieur Noirot, transmis début 2014 un nouveau document en vue de la passation d’un futur marché d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage.

Fin 2014, la nouvelle équipe, démocratiquement élue fin Mars, mène une nouvelle réflexion en parfaite concertation avec Monsieur Riac. Un technicien expérimenté (dossier Aqualangres) est choisi en 2015. Dans le respect des règles de mise en concurrence, un Cabinet d’Assistance à Maitrise d’Ouvrage est sélectionné, en l’occurrence le Cabinet Gecat. Le Cabinet de Monsieur Viceriat, (Détente Consultants ou Artelia), ne s’est pas positionné.

Fin 2018, dès leur retour à la Mairie, Monsieur Noirot et son équipe décident de ne pas utiliser les services du Cabinet Gecat qui pourtant prévoyait l’ouverture du centre fin 2020 début 2021.

Que de temps et d’argent du bourbonnais perdus

Fin 2018, Monsieur Viceriat réapparait sur la scène bourbonnaise sous l’égide de sa toute nouvelle société Détente Consulting. Monsieur le Maire accorde un premier montant (22 950€ HT + frais), bizarrement juste en dessous du seuil des marchés publics fixant l’obligation de publicité. (N’oublions pas les 300 000€ versés précédemment).

Nous sommes maintenant dans l’attente du rendu de la mission.

La première présentation de la mission révèle entre autres :

  • Selon les experts consultés, les thermes de Bourbonne-Les-Bains souffrent d’un réel déficit d’investissement.
  • Objectif de la mission : rénovation des thermes : accueil, toiture, salles de soins, liaisons

Danger ! tous à vos porte-monnaie

Pour information, Monsieur Viceriat était en charge d’une étude de faisabilité pour les Bains-de-Baracci à Olmeto en Corse en 2017. Le projet se montait à plusieurs millions d’euros. Malheureusement il se situait en zone rouge, non constructible, et la commune d’Olmeto n’a donc pas souhaité reconduire Monsieur Viceriat dans sa mission.

Où sont passés les curistes ?

M. Noirot est Maire de Bourbonne depuis 1989, à l’exception des années 2014-2018. Notre dossier débute en 2004.

M. Riac vient de racheter la totalité des parts de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains à M. Poncet, PDG de Therma-France, concessionnaire de l’établissement thermal depuis 1977. Valvital prend pied à bourbonne. . (Nous emploierons le nom de Valvital tout au long de cet article pour designer la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains).

En juillet 2004, Interviewé par le journal Les Echos spécialisé dans l’économie et les finances, M. Riac signale que le marché français des cures médicales est stagnant, que des investissements réguliers ont été réalisés pour répondre aux normes et se développer. Le même article précise que le nombre de curistes fréquentant la station est supérieur à 12000.

De fait, en 2003 il y a 12380 curistes à Bourbonne. Le marché national baisse légèrement jusqu’en 2009. Depuis il enregistre une croissance régulière. Le niveau 2018 est supérieur à 2003 de 12,5%. Ce marché est constitué à 85% de cures en rhumatologie et voies respiratoires, le créneau bourbonnais. Il n’y a donc aucune raison pour que Bourbonne ne suive pas la progression du marché.

Malheureusement la fréquentation bourbonnaise chute de 37,3% (7760 curistes en 2018). Cette chute prend fin en 2015, après l’intervention de l’équipe municipale menée par Mme Richard-Brice. L’expertise qu’elle a diligentée auprès de Valvital, a entrainé quelques investissements. Tout ceci a eu lieu dans un climat d’hostilité frisant l’hystérie; un crime de lèse-majesté avait été commis et M. Riac était froissé !

National + 12,5%, Local -37,3%, différentiel 50%.

Nous avons étudié l’impact de cette chute sur l’économie locale.

En 15 ans, ce sont près de 54 000 cures qui ont été perdues, soit un manque à gagner :

  • pour Valvital de 30,8 millions d’euros ( 570€ par cure)
  • pour la Commune de 4 millions d’euros (13% du chiffre d’affaires de Valvital)
  • pour l’Economie Bourbonnaise, sur la base d’un panier de 800€ par curiste (hébergement, repas, loisirs, …), ce sont 43 millions d’euros qui font défaut


Que s’est-il passé ? Nous n’avons aucune explication plausible.

Qui sont les responsables d’un tel désastre ?

Il n’y en que 2 possibles : Valvital et/ou la Municipalité.

Avant 2004, le concessionnaire investissait régulièrement pour maintenir et améliorer la qualité des équipements et services offerts aux curistes venant à Bourbonne. En 2004, la concession est vendue à Valvital. L’article 15 du cahier des charges de la concession précise que pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretien, même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées. Les investissements qui avaient été réalisés jusqu’en 2004 pour rester aux normes et se développer, n’ont manifestement pas été poursuivis au-delà de 2004 bien que cela incombe au concessionnaire et à lui seul.

BourbonneInfo a financé l’obtention des comptes annuels de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains enregistrés et publiés sur le site web Infogreffe. Il ressort que les bénéfices de l’exercice 2017 ont été affectés à 100% en dividendes à l’actionnaire unique, soit 248 000€. Nous présumons qu’il en a été de même les années précédentes.

Nous constatons que les bénéfices réalisés ne contribuent pas au maintien en bon état des installations, ainsi que le stipule le cahier des charges. Le manque à gagner consécutif à la chute inexplicable du nombre de curistes fait cruellement défaut.

Ce n’est pas au contribuable bourbonnais de financer la modernisation de l’établissement thermal. Il n’est pas responsable de la mauvaise gestion.

Qu’avez-vous fait, Monsieur le Maire, dans ce domaine au cours des 25 années où vous étiez à la tête de la commune? La modernisation de la cité n’a pas été entreprise, la voirie est délabrée, trop peu d’animations, trop peu d’éléments attirant le curiste à Bourbonne, l’aspect de la ville n’est pas encourageant. Les curistes se dirigent donc vers d’autres centres.

Ce qui n’a pas été fait, vous voulez le faire maintenant, très bien! Ce qui a été perdu ne se rattrapera pas. De plus, Il y a aujourd’hui de la concurrence sur le marché thermal et il y en aura d’autres demain, par exemple le Grand Nancy Thermal, horizon à 2022 avec Valvital pour concessionnaire.

Nous rappelons quelques-unes de vos réalisations :

  • La fontaine des thermes : sans commentaire.
  • Le détournement du ruisseau de Borne pour la zone d’activités du Breuil, conséquences : 2 graves inondations en 2001 et 2011.
  • L’usine d’embouteillage : 450 000€ de dépenses pour rien.
  • L’achat de l’Hôtel des Sources : 700 000€.
  • Etc …

Nous exprimons nos plus grandes réserves au regard de l’aventure dans laquelle vous voulez entraîner notre commune.

Les responsables du désastre ne sont pas les mieux placés pour réparer les dégâts.

Il n’est pas question que les bourbonnais
soient encore victimes ?

La concession des Thermes

La Compagnie des thermes de Bourbonne Les Bains

Retour dans le temps :

La concession de 1977 prévoyait une durée de 30 ans, jusqu’au 31.12. 2006. Un avenant de 1979 est ajouté prolongeant la concession jusqu’au 31.12.2022, puis un autre en 1984 la prolonge jusqu’au 31.12.2034.

Au fil des ans, huit avenants ont été ajoutés et il ne peut légalement y en avoir d’autres.

  • 1977 : l’Etat est propriétaire de l’établissement thermal qui est géré par Délégation de Service Public (DSP) par la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains dont le Président Directeur Général est Monsieur Jacques Poncet de la Société Therma-France.
  • 2004 : M. Poncet vend ses actions à la Compagnie Européenne des Bains dont le PDG est M. Riac opérant sous l’enseigne Valvital.
  • 2006 : la commune rachète à l’Etat l’établissement thermal et ses sources pour un montant de 4 600 000€. Refus du concessionnaire de cotiser au Syndicat des Hôteliers (50 chambres au Thermotel).
  • 2007 : menée par M. Noirot, une commission du thermalisme constituée des élus de l’époque, constate une baisse de 2385 curistes en seulement 3 ans.
  • 2011 : Suite à plusieurs retards de paiement de la redevance, le Maire demande au Trésorier d’exercer une surveillance égale à celle du Casino.
  • 2012 : le conseil municipal en séance du 31.7.2012 note le retard de production du rapport d’activité et l’insuffisance d’information comptable et financière comme la compréhension des relations société mère et filiale.
  • 2012 : cessation temporaire de paiement suivi d’un redressement judiciaire, (23 000€ restent dû à la commune).
  • 2013 : le Tribunal de Commerce de Paris arrête un plan de redressement judiciaire sur 7 ans pour permettre d’ «éponger » une créance exceptionnelle de 400 000€ suite au licenciement de l’ancien Directeur. En Octobre, le Préfet envoie un commandement d’effectuer les analyses des boues. Le concessionnaire doit gérer ses boues/déchets.
  • 2014 : annoncé l’année précédente, refus du concessionnaire de cotiser à l’Office du Tourisme, (perte d’environ 22 000€).
  • 2015 : suite à plusieurs interventions des services de l’Etat, début de l’évacuation des boues vers un site de compostage suggéré par la municipalité en place.
  • 2016 : mise à disposition d’un terrain de stockage des boues pour évacuation.
  • 2017 : aménagement d’un chemin d’accès à l’arrière des thermes pris en charge pour moitié par la commune et promis par M. Noirot depuis 2006.

Depuis 2004, la baisse importante du nombre de curistes est de près de 3500 à Bourbonne Les Bains. Pourtant en dix ans, la fréquentation des centres thermaux a augmenté de 25% en France (Conseil national des Établissements thermaux CNETh).

On se demande pourquoi

La commune perçoit une redevance annuelle d’environ 550 000€, chiffre quasiment constant depuis 2004 qui a servi au remboursement de l’emprunt sur 10 ans souscrit en 2006 pour le rachat des bâtiments à l’Etat pour un montant de 4 600 000€. L’emprunt s’est terminé fin 2015 et la redevance revient à la commune.

Par contre, M. Noirot (Maire) a d’ores et déjà annoncé qu’il fallait garder la redevance en réserve.

On se demande pourquoi

Il s’agit de l’argent des bourbonnais

Sous la Présidence de M. Poncet, l’Etat, propriétaire des murs, n’a pas dépensé un seul centime et le concessionnaire a pris entièrement à sa charge la reconstruction et l’aménagement des thermes actuels avec par exemple l’installation de 80 baignoires. Bourbonne était ainsi devenue la première station française à utiliser l’informatique. L’entretien était méticuleux et les investissements conséquents.

En 2004, les thermes étaient en parfait état de fonctionnement. La commune aurait pu alors se positionner pour reprendre la concession. Cela aurait permis l’instauration d’un conseil d’administration constitué de tous les partenaires économiques de la commune (Syndicat d’économique mixte par exemple) s’assurant d’une transparence nécessaire. Les bénéfices générés seraient automatiquement revenus aux administrés et non pas à une société privée.

M. Riac a récemment fait savoir publiquement que des travaux seront nécessaires. M. Noirot a-t-il l’intention de les financer en lieu et place du concessionnaire ?

Article 15 du contrat de concession : Travaux d’entretien

Pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretien même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées.

M. Noirot a sans doute l’intention de rivaliser avec les élus de Lons le Saunier. Ceux-ci ont en effet accepté de financer des travaux pour le bénéfice du concessionnaire à hauteur de près de 2 millions € (La Voix du Jura du 19 Octobre 2018)

On se demande pourquoi

Il s’agit de l’argent de leurs administrés

Pour l’avenir de Bourbonne et le bénéfice des bourbonnais, il faudrait dés aujourd’hui envisager d’autres possibilités de gestion. D’autres communes thermales l’ont fait.

Les thermes appartiennent aux bourbonnais pas au concessionnaire, ni à M. Noirot