Les décisions arbitraires du Maire – Encore une

Monsieur Noirot avait annoncé, dès sa prise de fonction de Septembre 2018, qu’il remettrait l’entrée de l’école maternelle par la rue de la Vierge « comme avant » comme avant 2014, bien sûr !.

Si ce n’est que comme partout en France, la municipalité précédente (2014-2018) avait reçu les directives suivantes :

Plan Vigipirate dans les établissements scolaires

Les attaques terroristes de 2015 et 2016 et les dispositions législatives adoptées en 2016 ont conduit à une révision du plan VIGIPIRATE pour l’adapter à une menace particulièrement élevée. Des attentions particulières doivent être portées sur les abords des établissements afin d’éviter tout attroupement susceptible de nuire à la sécurité des élèves. En école primaire, les familles ne doivent pas s’éterniser devant les portes d’accès des établissements scolaires lorsqu’elles déposent ou récupèrent leurs enfants.

L’entrée avait donc été aménagée pour se faire par la cour et les services techniques devaient tout simplement installer dans le virage des barrières de protection supplémentaires contre les véhicules roulant trop vite.

Monsieur le Maire a certainement reçu les dernières directives :

La posture VIGIPIRATE « Automne Hiver 2019 – printemps 2020 » est active, sauf événement particulier, du 18 octobre 2019 au 14 mai 2020. L’ensemble du territoire national est maintenu au niveau d’alerte « Sécurité renforcée – Risque attentat ».

Monsieur Noirot va-t-il oser passer outre ?

Il fallait également tenir compte de l’accessibilité au bâtiment.

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a imposé la mise en accessibilité de tous les ERP existants d’ici 2015.

Depuis 2005, cette obligation n’avait pas été adressée. L’accès par la cour s’imposait donc et répondait ainsi aux deux obligations.

Pour rappel, sous la précédente mandature, l’entrée avait été aménagée pour se faire par la cour et les services techniques devaient tout simplement installer dans le virage des barrières de protection supplémentaires. En effet il fallait répondre au plan Vigipirate et aux normes d’accessibilité. Les parents pouvaient ainsi accompagner leurs enfants à leur classe en passant par la salle de motricité pour certains et pour d’autres par la porte face à la grille. Ainsi étaient évités les « embouteillages » dans les couloirs. La plus grande majorité des parents et intervenants en étaient satisfaits

Seul bémol, cela ne convenait pas à certains personnels qui se voyaient obligés de changer leurs habitudes et de se tenir à la grille pour permettre l’entrée des parents et des enfants. Un auvent avait même été demandé pour leur protection les jours de pluie !

Pour contrer le changement, ce personnel, avait honteusement décidé de permettre l’entrée dans le bâtiment par les toilettes des enfants.

Afin de répondre à la demande de ce personnel, Monsieur Noirot a unilatéralement décidé d’utiliser ses pouvoirs de police pour tout d’abord déclarer la rue de la Vierge en sens interdit à la circulation et au stationnement sauf riverains. Bien sûr, cette interdiction n’est absolument pas respectée.

Article L2213-4

Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l’accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l’air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites ou leur mise en valeur à des fins esthétiques, écologiques, agricoles, forestières ou touristiques.

L’arrêté pris par Monsieur Noirot n’est donc pas justifié ou motivé et devrait être considéré comme un abus de pouvoir.

Non content de prendre un arrêté qui ne répond pas aux motivations exigées par la loi, Monsieur Noirot a maintenant décidé, toujours sans aucune consultation des riverains, ou du conseil municipal, d’agrandir le trottoir de l’entrée de l’école maternelle rue de la Vierge. L’aménagement de ce trottoir engendrera des frais inutiles que devra une fois de plus assumer le contribuable.

L’école se situe dans le périmètre de protection et toute modification de façade doit faire l’objet d’une demande auprès de l’Architecte des Bâtiments de France.

Monsieur Noirot va-t-il oser passer outre ?

Nous ne pouvons qu’en déduire, que ces dernières décisions du maire sont, d’une part, prises dans le seul intérêt de membres du personnel de l’école, à moins que ce ne soit par ressentiment personnel.

Par sa fonction, le Maire représente l’intérêt général et œuvre en son nom

Sauf Monsieur Noirot, bien sûr !

Les municipales 2020

En mars 2020 vont avoir lieu les prochaines élections municipales, les 15 et 22 mars pour être exacte.

Au moins celles-ci suivront le calendrier démocratique !

Souvenons-nous de toutes ces démissions qui ont bafoué notre démocratie locale, en particulier les cinq dernières en Juin 2018 ! Aujourd’hui, plus de 30 % du Conseil municipal est composé de démissionnaires (Mrs Perriot, Troisgros, Cornu, Huguenin, Mmes Mercier et Deroche)

D’autant que cela n’aura servi qu’à faire revenir Monsieur Noirot, Maire depuis 1989. Pourtant en 2014, les électeurs indignés par un mandat du même clan depuis tant d’années, avaient voté pour une nouvelle équipe pour stopper les copinages récurrents et le recul économique qui ruinait la commune depuis tant d’années.

Il est temps de se réveiller et de cesser toutes les calomnies, mensonges et dénigrements lancés encore aujourd’hui sur la place publique par Monsieur Noirot et ses acolytes. N’ont-ils que cela à faire ? Cela ne sert qu’à faire dire dans tout le département et plus loin, à Bourbonne, c’est vraiment du ras des pâquerettes.

Il n’y a plus assez de pâquerettes pour tous.

Gérer une commune c’est s’engager pour tout ce qui touche la vie des habitants avec des élus qui sont au service de ceux-ci et de l’intérêt général et qui sont respectueux d’un fonctionnement démocratique.

Un Maire dont l’indemnité est le résultat de l’impôt de tous les habitants mais qui autorise ou refuse des actes administratifs ou autres, en fonction de la personne et du ressentiment qu’il a envers elle, ne peut clamer qu’il respecte les valeurs de la République.

Le 31 mars 2015, une loi No. 2015-366 a été votée visant à faciliter l’exercice, par les élus locaux, de leur mandat. Voici un extrait de l’article L. 111-1-1 :


« Charte de l’élu local
« 1. L’élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité.
« 2. Dans l’exercice de son mandat, l’élu local poursuit le seul intérêt général, à l’exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier.
« 7. Issu du suffrage universel, l’élu local est et reste responsable de ses actes pour la durée de son mandat devant l’ensemble des citoyens de la collectivité territoriale.

Dans d’autres communes, plusieurs candidats ont d’ors et déjà adhéré à cette charte pour leur campagne électorale, sachant que cet article est encadré par le Code pénal.

Espérons qu’il en sera de même à Bourbonne

Après tout, nous ne sommes pas dans une République bananière ? (Une République bananière est un pays qui a les apparences d’une République mais qui est en réalité régie par des intérêts privés ou personnels, elle désigne un régime corrompu et dictatorial) !

Trop de communes sont aujourd’hui gouvernées par la politique du « diviser pour mieux régner » qui n’est que l’adage du manipulateur. C’est ainsi que ces communes se retrouvent avec des conseils municipaux dont les élus craintifs préfèrent rester muets et consentants mais toujours attentifs à leur montre ou leur portable plutôt qu’au sujet délibéré.

Dans les grandes villes, les grands partis politiques se positionnent déjà. Mais est-ce nécessaire pour une commune telle que la nôtre ? Le choix des électeurs ne doit pas se porter sur une étiquette politique ou une autre. D’ailleurs, outre la venue de quelques personnalités politiques à Bourbonne, la commune n’a jamais bénéficié de quelque avantage que ce soit (échec du projet anti-âge, de l’usine d’embouteillage, réhabilitation du Refuge des Cheminots, etc…) comme l’a dit le philosophe D’Alembert :

La politique c’est l’art de tromper les hommes

Ça suffit !

Nos grands élus nous imposent d’élire une liste plutôt que des individus, c’est un grand dommage. Bourbonne n’est plus qu’un gros village qui a subit un déclin certain depuis plus de 30 ans, mais qui, pourtant, mérite d’être dirigée par des individus qui n’ont qu’un seul et même but, l’intérêt général et non l’intérêt de quelques-uns seulement. Selon l’écrivain toulousain Jacques Salomé

La porte du changement ne peut s’ouvrir que de l’intérieur, chacun en détient la clé

C’est lamentable

Monsieur Noirot (Maire) et Madame Recouvreur (Directrice des Thermes*) se retrouvent réunis dans une entente bien médiocre à publier des commentaires qui ne sont que fantasmes de leur part (article du Journal de la Haute-Marne du 31 mars 2019) *L’exploitation du domaine thermal est concédé à un concessionnaire dénommé La Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains dont le propriétaire est le Groupe Valvital.

Le questionnaire de satisfaction du groupe Valvital ne correspond en rien à celui de l’Office du Tourisme et Monsieur Riac (PDG du groupe Valvital), avait d’ailleurs admis qu’il ne reflétait pas la réalité de Bourbonne car conçu pour d’autres stations du groupe Valvital.

Petit historique

Début 2015, une expertise avait été engagée par la municipalité élue en 2014, afin de constater l’état des bâtiments et de l’ensemble des équipements liés à l’activité thermale, la commune étant propriétaire.

L’article 15 du contrat de concession stipule :

Pendant toute la durée de la concession, le concessionnaire sera tenu d’exécuter, à ses frais, à l’établissement thermal et à ses dépendances, tous les travaux d’entretiens même ceux de grosses réparations et de construction nécessaires au maintien en bon état des installations, de manière à ce qu’elles conviennent toujours à l’usage auquel elles sont destinées.

Le rapport d’expertise transmis le 4 avril 2016 a révélé que les désordres constatés à l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments relèvent de défauts d’entretiens de la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains.

Quelques travaux sont effectués courant 2015 par la Compagnie des Thermes.

La fréquentation augmente légèrement en 2016 et 2017.

Il est vrai que la ville a également besoin d’engager de gros travaux d’embellissement d’ailleurs amorcés dés 2014 et maintenant stoppés. M. Noirot ne s’en était d’ailleurs pas plus inquiété durant ses mandats précédents.

Sur le projet bien-être, M. Noirot admet que six années ont été perdues. En effet, c’est bien sous sa mandature que le projet pharaonique de €32 millions avait été conçu et abandonné en 2013 faute de financements suffisants.

L’équipe élue en 2014 avait repris le projet de l’équipe de M. Noirot et l’avait retravaillé en accord avec le PDG de Valvital, pour un projet plus réaliste et redimensionné tant au niveau des infrastructures que du financement. Toujours en accord avec le PDG de Valvital, il avait été rebaptisé Centre Bien-être et non Anti-âge car unanimement jugé péjoratif. Le nouveau Centre aurait dû ouvrir ses portes fin 2020 pour un coût total d’environ €6 millions. Ce projet est maintenant stoppé.

Contrairement à ce qu’affirme Mme Recouvreur, l’utilisation de l’eau thermale était envisagée et même préférée. Cependant cela ne peut se faire que sur obtention d’une « dérogation d’usage ». En effet, l’eau minérale naturelle (thermale) ne peut à ce jour être utilisée que pour des soins thérapeutiques et non des soins de bien-être. L’activité de bien-être actuelle des thermes n’utilise pas l’eau thermale car il n’y a pas de dérogation en place. Mme Recouvreur avait menacé à plusieurs reprises qu’elle ne donnerait pas accès à l’eau thermale, passant outre le fait que la commune est propriétaire des sources. La priorité pour l’utilisation de l’eau thermale doit toujours être donnée au concessionnaire des thermes, c’est évident, mais pas le monopole.

Pour conclure l’article, M. Noirot indique que des sommes sont inscrites au budget pourtant il n’a pas encore été voté. Peut-être va-t-il faire des emprunts comme il l’a toujours fait. Les emprunts, ce sont les contribuables bourbonnais qui en payent les intérêts.

M. Noirot a déclaré à plusieurs reprises que la redevance des thermes c’est une réserve. Pourtant celui-ci avait déclaré lors de l’achat des thermes à l’Etat en 2004 : dans dix ans, une fois remboursé l’emprunt nécessaire à l’acquisition, la redevance rentrera chaque année dans les caisses de la ville. Cela permettra de réaliser de nouveaux investissements. (Journal de la Haute-Marne du 29 Août 2004).

Un avenant supplémentaire au contrat de concession actuel est juridiquement donc légalement impossible.

En 2006, par avenant N° 6, la commune avait déjà versé une subvention d’équipement au concessionnaire à hauteur d’environ 300 000 € pour travaux de modernisation (boutique, tisanerie ouvert en 2007). En contre partie le concessionnaire s’engageait à s’acquitter de 5 % sur le chiffre d’affaire hors taxe. Depuis, la redevance a représenté une moyenne de 8 500 € annuel, ce qui ne couvre qu’à peine un tiers du remboursement annuel de l’emprunt.

Superbe investissement
Rentable dans environ 50 ans
(= 2 générations)
Belle gestion

Le métier de Directeur Général des Services – DGS

Le métier de Directeur Général des Services (DGS) recouvre un champ étendu de compétences qui exigent des connaissances en matière technique, juridique, budgétaire, management et portage de projets dans un environnement complexe et exigeant en matière de normes et d’impératifs.

Le ou la DGS détient une expertise de haut niveau et doit également exercer un relais efficace auprès de multiples interlocuteurs internes et externes tout en exerçant ses missions liées à son statut d’emploi de direction générale.

Suite au départ de Monsieur Fortmann, DGS de 1992 à 2015, la commune avait recruté un DGS venant de Faverge en Haute-Savoie. L’expérience n’a pas été celle que nous espérions et il a quitté la commune en Décembre 2015. Devant la difficulté d’attirer un nouveau DGS, la commune avait ouvert le poste à une contractuelle sous contrat d’un an renouvelable. Celle-ci a quitté le poste en Décembre 2017 pour prendre sa retraite. La commune a alors signé une convention avec le Centre de Gestion, pour un nouveau recrutement, le Centre de Gestion se chargeant de tout le processus d’embauche. Madame Schaller est arrivée en Mars 2018. Son expérience et les recommandations que nous avions en particulier de Monsieur François Baroin, Maire de Troyes et Président de l’Association des Maires de France ne pouvaient qu’entériner la décision de la recruter. Douée d’une grande culture et de capacités intellectuelles certaines, en très peu de temps elle a su prendre ses marques et organiser les services tout en remplissant son emploi de directrice générale de manière plus que satisfaisante.

Suite aux élections de Septembre dernier, celle-ci a décidé de quitter la commune.

Le 14 mars dernier, Monsieur le Maire a confirmé que, tout comme le poste de chef de la police municipale, le poste de DGS ne sera pas pourvu, que les deux rédacteurs suffiraient.

Le DGS est le chef d’orchestre de l’administration, celui qui sert de courroie de transmission entre les élus et les services, celui qui facilite le fonctionnement général.

La commune n’aura pas de chef d’orchestre, tout au moins jusqu’aux élections de 2020 nous a-t-on dit car cela permettra d’économiser en charges de personnel.

Sans gouvernail, un bateau ne peut que chavirer et pour remonter à la surface le coût sera bien supérieur à la baisse des charges de personnel espérée.

Les gilets jaunes à Bourbonne

Ce samedi 17 janvier 2019, l’équipe des gilets jaunes de Montigny-le-Roi et Nogent est venue effectuer sa journée de contestation à Bourbonne, place de la libération.

Arrivées à 10h00, une trentaine de personnes étaient présentes, parmi elles quelques bourbonnais et des gens des environs. Habitués de ces manifestations depuis le premier jour (10 semaines déjà), ils ont installé des tonneaux, en guise de cubilot pour se réchauffer tout au long de cette froide journée de janvier, cubilots dans lesquels ils brûlent du bois apporté dans une remorque bagagère, mais aussi des pneus, qui apportent beaucoup de chaleur, mais dégagent aussi, c’est vrai, des fumées polluantes.

Les slogans habituels ont été scandés, principalement à l’encontre de M. Macron et de M. Castaner.

Surprise, en milieu de matinée, M. Noirot est venu à la rencontre des gilets jaunes, redisant son refus d’ouvrir un cahier de doléances, suite aux violences des manifestations parisiennes. Il ajoute à ses propos que de toute façon il connaît bien les revendications et les besoins des administrés, ayant déjà reçu 42 personnes depuis sa réélection de septembre 2018, et qu’il n’est pas nécessaire d’ouvrir un cahier, qu’il est possible de venir le rencontrer à titre individuel dans sa mairie.

Il est rapidement interrogé par les gilets jaunes qui veulent obtenir l’ouverture de ce cahier, ce qui lui fera dire que personne à Bourbonne ne lui a soumis une telle demande. Se voyant rappeler que l’association Bourbonne Info a fait cette demande par voie de presse (article paru au JHM le 17/01/2019), il balaie cette remarque d’un geste dédaigneux et d’un ton méprisant : « Bourbonne Info, c’est rien ! ». L’insistance des gilets jaunes, qui iront jusqu’à le traiter d’antidémocrate, aura raison de sa détermination puisqu’il finira par céder, et accordera l’ouverture de ce cahier à la condition expresse qu’il n’y ait pas de violences.

La journée se poursuit par un défilé dans les rues de Bourbonne, rythmée par les habituels slogans, au son de seaux métalliques traînés au sol et tambours métalliques improvisés. Au niveau de la rue Porte-Galon, le groupe fait une petite pause. Les gendarmes qui suivent le défilé réclament immédiatement la remise en route du cortège prétextant que cette manifestation n’est pas autorisée. Un gilet jaune expliquant qu’il en a fait trois fois la demande sans obtenir de réponse, se voit subitement saisi par le bras pour mise en garde à vue. Immédiatement les gilets jaunes les plus proches se dirigent vers les forces de l’ordre pour les en dissuader. La menace est abandonnée et le cortège reprend sa marche, pour revenir place de la libération.

A midi, les gilets jaunes font un barbecue pour se restaurer et la journée continue de se dérouler paisiblement, agrémentée des coups de klaxon des automobilistes sympathisants. L’après-midi verra une nouvelle marche dans les rues de la ville et à 17h00 la manifestation prend fin.

Tout au long de la journée, des échanges intéressants ont lieu entre manifestants sur leurs conditions de vie, sur des solutions possibles. Ce qui est certain, c’est que leur détermination est intacte, ils se donnent rendez-vous le lendemain au rond-point de Montigny.

Il faudra bien que l’exécutif apporte une réponse satisfaisante à cette colère !

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.


Article paru dans le Journal de LA-HAUTE-MARNE le 17/01/2019. Ce site a été généreusement autorisé à reproduire ce contenu.

Pas de cahier de doléances à Bourbonne


Article paru dans le Journal de LA-HAUTE-MARNE le 17/01/2019. Ce site a été généreusement autorisé à reproduire ce contenu.

Monsieur Noirot se dit choqué par la violence des manifestations commises durant les manifestations des gilets jaunes. Il déclare en avoir rencontré dans son secteur, pourtant il n’y a pas eu, à ce jour, de manifestations à Bourbonne. On peut se demander où il les aurait rencontré ?

Il dit être pour que les gens puissent manifester.

Il l’a en effet prouvé lui-même au début de l’année 2015, alors qu’il avait orchestré une manifestation contre le Maire nouvellement élu en ayant l’outrecuidance de diffuser et de chanter le Chant des Partisans sous les fenêtres de celle-ci.

Pour rappel, ce chant est né en 1943 et fut l’hymne de la Résistance française pendant l’occupation.

De se l’être accaparé si honteusement à cette occasion ne l’avait pourtant pas choqué !

Son refus de mettre à disposition un cahier de doléances nous démontre peut-être qu’il n’entend pas le vol noir des corbeaux sur nos plaines, ni les cris sourds du pays qu’on enchaine, ou bien serait-ce tout simplement de… l’arrogance.

Nous adressons nos félicitations aux maires qui, eux, font preuve de courage et de disponibilité en mettant en place un cahier de doléances à la disposition de leurs administrés.

Gilets Jaunes

En octobre 2018, alors que les prix des carburants sont au plus haut, deux chauffeurs routiers lancent un appel à manifester. Cette grogne s’adresse au gouvernement, qui pour motif de transition écologique, créé une taxe supplémentaire sur les carburants pour 2019. C’est ‘’la goutte de carburant qui fait déborder le réservoir !’’, après la limitation à 80 km/h sur les routes départementales, mise en application quelques mois plus tôt.

Ce mouvement adopte comme symbole et signe de ralliement, le gilet jaune (objet imposé par le gouvernement précédent à tous les automobilistes).

Rapidement le mouvement s’organise en mettant en place des blocages filtrant dans les ronds-points, et la première manifestation d’ampleur nationale a lieu le 17 novembre dernier.

Depuis cette date, tous les samedis, des manifestations sont organisées dans tout le pays et notamment à Paris. Malheureusement, des groupes de casseurs qui sévissent dans la capitale et quelques grandes villes, viennent polluer ces manifestations. Certains gilets jaunes se laissent entraîner dans cette violence, même si l’immense majorité est pacifique. Le gouvernement et les médias mainstream instrumentalisent la violence ainsi générée pour discréditer le mouvement, sans aucun résultat. Les français dans leur grande majorité continuent de soutenir cette révolte. La violence atteindra son paroxysme lors des manifestations des 8 et 15 décembre. Les deux samedis suivants voient une moindre participation des manifestants lors de ces journées nationales, faisant dire à l’exécutif que le mouvement s’essouffle. En réalité, l’attentat de Strasbourg du 11 décembre a certainement un impact et les 2 samedis suivants, proches des fêtes de fin d’année, participent à la baisse de la fréquentation. Mais 2019 voit la reprise de la contestation et de samedi en samedi, la participation progresse à nouveau. Nous serons ce samedi à l’acte 10 du mouvement des gilets jaunes.

La répression policière est très dure. Elle fait usage d’armes interdites dans les manifestations des autres pays européens (flash ball, grenades de désencerclement, canon à eau, chars de la gendarmerie, …) Les blessés sont nombreux à ce jour (plus de 200). Les mutilations sont importantes : 12 personnes ont perdu un œil suite à des tirs de flash ball à hauteur du visage, 4 mains arrachées, une dame âgée est morte à la fenêtre de son domicile suite à un tir de grenade.

Les arrestations sont nombreuses, plusieurs milliers. Des membres des forces de l’ordre sont blessés, moins gravement cependant.

Mais les réunions sur les ronds-points et les journées de grande manifestation sont des lieux de rencontre et d’échange. Très vite, les gilets jaunes prennent conscience de la situation de pauvreté de beaucoup de nos concitoyens et du mépris de l’exécutif à leur encontre. Ils demandent systématiquement la démission du Président Macron.

Plus encore, ils élaborent les contours d’une nouvelle gouvernance du pays par

  • la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC),
  • la réduction du nombre de représentants,
  • la proportionnelle dans les élections,
  • la possibilité de révoquer les élus en cas de faute grave ou de décisions contraires à l’intérêt du peuple.

L’élection d’un représentant ne doit plus constituer la signature d’un blanc-seing pour la durée d’un mandat pendant lequel l’élu ferait ce que bon lui semble. Il doit être une force de proposition et le metteur en œuvre des actions demandées par le peuple.

Les revendications portent aussi sur une plus grande justice sociale, notamment une meilleure répartition des richesses produites par le pays, une augmentation immédiate des petits salaires, la fin de la non-indexation des retraites, l’abandon de la hausse de la CSG sur les retraites.

Cette justice sociale doit s’accompagner d’une plus grande justice fiscale. Les gilets jaunes réclament le retour à l’ISF (impôt sur la fortune financière et immobilière) et l’abandon de l’ISI (impôt sur la fortune immobilière seulement). Cette mesure à une portée symbolique que l’exécutif ne comprend pas et qu’il défend avec des arguments techniques. Faisant le lien entre justice sociale et justice fiscale, les gilets jaunes réclament la baisse, voire l’annulation de la TVA sur les produits de première nécessité, dont les produits alimentaires de base.

Face à ces revendications, la présidence et le gouvernement campent sur leur position et veulent maintenir le cap de leurs réformes contre vents et marées.

Quelques mesures sont annoncées, hausse du SMIC de 100€ au 1er janvier 2019 qui s’avère en fait n’être que l’augmentation automatique en fonction de l’indice des prix (1,8%) et une prime d’activité pour le reste. Seulement, la prime d’activité sera versée par la CAF, sur demande expresse, et seuls les couples ne disposant que d’un revenu peuvent y prétendre.

La suppression des charges sociales et de la fiscalité sur les heures supplémentaires. Cette mesure avait été mise en place par Nicolas Sarkosy, puis annulée par François Hollande. Mais tous les salariés n’ont pas la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires, cela dépend de l’entreprise. D’autre part ces heures étant exemptées de cotisations sociales, elles n’entreront pas dans le calcul du montant de la retraite.

Suspension de la hausse des carburants pour une durée non fixée.

M.Macron demande aux patrons qui le peuvent de verser une prime à leurs salariés. Encore une mesure partielle.

Ces mesures ne satisfont pas les gilets jaunes qui continuent leurs manifestations.

M. Macron propose un grand débat national pour libérer la parole, débat organisé par les maires des communes, mais les contours de cette concertation sont tellement verrouillés et les conclusions qui en seront tirées tellement incertaines, qu’à l’heure actuelle, une immense majorité des français dédaigne cette concertation. D’ailleurs, notre Maire a décidé, lui, de ne pas l’organiser, ni même de mettre à disposition des administrés un cahier de doléances.

Bourbonne Info qui adhère à une grande partie de ces revendications et les fait siennes, vous propose un grand débat municipal jusqu’à fin mars.

Par le biais de notre site, vous pourrez émettre dans la rubrique commentaires de cet article, toutes vos doléances, vos souhaits, les projets que vous aimeriez voir aboutir dans notre commune. Il n’y a pas de sujet interdit.

Nous publierons vos commentaires, hormis ceux qui contreviendraient à notre charte. En Avril nous ferons une synthèse de vos revendications réalisables que nous soumettrons à votre approbation.

Votre cahier de doléances

Office du Tourisme

L’Office du Tourisme communal de Bourbonne Les Bains est une Association de la loi de 1901 avec un Conseil d’Administration. Son Président était Loïc Weber depuis Avril 2014. Il faisait partie du collège des élus. Suite aux élections municipales du 23 Septembre dernier, n’étant plus élu, il fallait nommer un nouveau Président.

Dans la continuité des actions de Monsieur Noirot, à nouveau Maire, Monsieur Jacomino a été désigné puis élu Président. Celui-ci est en réalité l’ancien Président de l’Office jusqu’en Avril 2014, (le secrétariat du syndicat des hôteliers est effectué par le personnel de l’Office à charge financière de l’Office…)

Monsieur Jacomino est également le Président du Syndicat des Hôteliers (l’un des financeurs de l’Office du Tourisme) et l’ancien propriétaire de l’Hôtel des Sources, racheté par la commune pour plus de 700 000€ en 2011 sous la mandature de Monsieur Noirot, et actuel propriétaire de l’Hôtel d’Orfeuil.

Un nouveau Conseil d’Administration a donc été élu le 22 Octobre dernier. Monsieur Jacomino a pris sa place et Loïc Weber a tout simplement été démis de ses fonctions sans aucune considération pour toute son implication et son travail bénévole des quatre dernières années. Et pourtant, sous sa présidence, le nécessaire a été fait pour le renouvellement de la marque Qualité Tourisme. Le compte-rendu ayant d’ailleurs relevé que l’implication de Loïc Weber ne peut être qu’un plus pour l’Office de Bourbonne.

Sous la Présidence de Monsieur Jacomino, l’Office du Tourisme se trouvait en grande difficulté financière. En tout début d’année 2014, l’audit effectué par le commissaire aux comptes avait identifié des anomalies significatives. Il avait donc exigé une garantie de sécurité de la part de la commune. Il a donc fallu que la commune se porte garant. Pour se faire, la municipalité nouvellement en place et découvrant la situation, avait accordé une subvention supplémentaire de 45 000 € à ajouter aux 107 000 € annuels. Le déficit des années précédentes n’a pu être rattrapé sur une seule année et la commune a versé la même somme en subvention supplémentaire en 2015, 2016 et 2017. Cette subvention supplémentaire a de plus permis de développer d’autres animations sur la commune, un reproche récurrent de la direction de Valvital.

Egalement sous la Présidence de Monsieur Jacomino, Valvital avait informé le Maire et Monsieur Jacomino fin 2013 que la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains, autrement dit Valvital, mettrait fin à son adhésion à l’Office du Tourisme à compter de 2014 étant donné le manque d’animations organisées. Bourbonne Les Bains devenant ainsi la seule commune thermale en France où

Le concessionnaire ne cotise pas à l’Office du Tourisme


Depuis plusieurs années déjà Valvital s’était retiré du syndicat des hôteliers en dépit des 50 studios du Thermotel. En début de cette année 2018, Monsieur Jacomino avait fièrement annoncé que Valvital adhérait à nouveau au syndicat des hôteliers à hauteur de 45 € par an !, ce qui a été confirmé par la Directrice des thermes en présence de Monsieur Riac, Président Directeur Général de Valvital en Avril dernier, 45 € pour 50 studios !

C’est ce que l’on appelle être partenaire !!!


Le nouveau Conseil d’administration de l’Office du Tourisme communal :

Président Jacomino Frederic

Secrétaire Donard Pierre (enfin un nouveau)

Trésorier Escudier Antoine

Elections du 23 septembre 2018

Que dissimule la victoire de André Noirot, au-delà des chiffres.

Examinons de plus près les résultats :

Inscrits : 1510
Abstentions ou nuls : 586
André Noirot : 542

Victoire de l’abstention : 38,8%
Deuxième : André Noirot 35,9%.

Il n’y a pas de quoi pavoiser, c’est la démocratie qui recule.

Notons également que lors du scrutin, l’on a pu constater un nombre inhabituel de procurations, des personnes venant voter sans carte d’électeur ou avec la carte de 2012, ou des cartes 2017 qui ne portaient que peu ou prou de cachets attestant de votes antérieurs.

Il est surprenant que dans un scrutin boudé par presque 40% des inscrits, se soient déplacées des personnes votant peu habituellement !

Après un tel désastre démocratique, conséquence du « coup d’état » organisé, conjointement ou non, par Messieurs Noirot et Huguenin (manœuvre qui choque nombre d’édiles haut-marnais), nous allons devoir travailler à ramener les électeurs bourbonnais aux urnes, les réassocier à la vie publique, leur faire reprendre leur destin en main.

Pour André Noirot et son équipe (renforcée des 2 « opposants » qui semblent plutôt faire allégeance), l’avenir est bien incertain, car tout en ayant « raclé les fonds de tiroirs », leur électorat fond au fur et à mesure des scrutins :

  • 2008 : André Noirot élu avec 785 voix
  • 2014 : François Mouchotte battu avec 498 voix
  • 2018 : André Noirot élu avec 542 voix, soit seulement 44 voix de plus que François Mouchotte lors de sa défaite en 2014.
ELECTIONS 2020 : RIEN N’EST JOUE