Les gilets jaunes à Bourbonne

Ce samedi 17 janvier 2019, l’équipe des gilets jaunes de Montigny-le-Roi et Nogent est venue effectuer sa journée de contestation à Bourbonne, place de la libération.

Arrivées à 10h00, une trentaine de personnes étaient présentes, parmi elles quelques bourbonnais et des gens des environs. Habitués de ces manifestations depuis le premier jour (10 semaines déjà), ils ont installé des tonneaux, en guise de cubilot pour se réchauffer tout au long de cette froide journée de janvier, cubilots dans lesquels ils brûlent du bois apporté dans une remorque bagagère, mais aussi des pneus, qui apportent beaucoup de chaleur, mais dégagent aussi, c’est vrai, des fumées polluantes.

Les slogans habituels ont été scandés, principalement à l’encontre de M. Macron et de M. Castaner.

Surprise, en milieu de matinée, M. Noirot est venu à la rencontre des gilets jaunes, redisant son refus d’ouvrir un cahier de doléances, suite aux violences des manifestations parisiennes. Il ajoute à ses propos que de toute façon il connaît bien les revendications et les besoins des administrés, ayant déjà reçu 42 personnes depuis sa réélection de septembre 2018, et qu’il n’est pas nécessaire d’ouvrir un cahier, qu’il est possible de venir le rencontrer à titre individuel dans sa mairie.

Il est rapidement interrogé par les gilets jaunes qui veulent obtenir l’ouverture de ce cahier, ce qui lui fera dire que personne à Bourbonne ne lui a soumis une telle demande. Se voyant rappeler que l’association Bourbonne Info a fait cette demande par voie de presse (article paru au JHM le 17/01/2019), il balaie cette remarque d’un geste dédaigneux et d’un ton méprisant : « Bourbonne Info, c’est rien ! ». L’insistance des gilets jaunes, qui iront jusqu’à le traiter d’antidémocrate, aura raison de sa détermination puisqu’il finira par céder, et accordera l’ouverture de ce cahier à la condition expresse qu’il n’y ait pas de violences.

La journée se poursuit par un défilé dans les rues de Bourbonne, rythmée par les habituels slogans, au son de seaux métalliques traînés au sol et tambours métalliques improvisés. Au niveau de la rue Porte-Galon, le groupe fait une petite pause. Les gendarmes qui suivent le défilé réclament immédiatement la remise en route du cortège prétextant que cette manifestation n’est pas autorisée. Un gilet jaune expliquant qu’il en a fait trois fois la demande sans obtenir de réponse, se voit subitement saisi par le bras pour mise en garde à vue. Immédiatement les gilets jaunes les plus proches se dirigent vers les forces de l’ordre pour les en dissuader. La menace est abandonnée et le cortège reprend sa marche, pour revenir place de la libération.

A midi, les gilets jaunes font un barbecue pour se restaurer et la journée continue de se dérouler paisiblement, agrémentée des coups de klaxon des automobilistes sympathisants. L’après-midi verra une nouvelle marche dans les rues de la ville et à 17h00 la manifestation prend fin.

Tout au long de la journée, des échanges intéressants ont lieu entre manifestants sur leurs conditions de vie, sur des solutions possibles. Ce qui est certain, c’est que leur détermination est intacte, ils se donnent rendez-vous le lendemain au rond-point de Montigny.

Il faudra bien que l’exécutif apporte une réponse satisfaisante à cette colère !

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Article paru dans le Journal de LA-HAUTE-MARNE le 17/01/2019. Ce site a été généreusement autorisé à reproduire ce contenu.

Pas de cahier de doléances à Bourbonne


Article paru dans le Journal de LA-HAUTE-MARNE le 17/01/2019. Ce site a été généreusement autorisé à reproduire ce contenu.

Monsieur Noirot se dit choqué par la violence des manifestations commises durant les manifestations des gilets jaunes. Il déclare en avoir rencontré dans son secteur, pourtant il n’y a pas eu, à ce jour, de manifestations à Bourbonne. On peut se demander où il les aurait rencontré ?

Il dit être pour que les gens puissent manifester.

Il l’a en effet prouvé lui-même au début de l’année 2015, alors qu’il avait orchestré une manifestation contre le Maire nouvellement élu en ayant l’outrecuidance de diffuser et de chanter le Chant des Partisans sous les fenêtres de celle-ci.

Pour rappel, ce chant est né en 1943 et fut l’hymne de la Résistance française pendant l’occupation.

De se l’être accaparé si honteusement à cette occasion ne l’avait pourtant pas choqué !

Son refus de mettre à disposition un cahier de doléances nous démontre peut-être qu’il n’entend pas le vol noir des corbeaux sur nos plaines, ni les cris sourds du pays qu’on enchaine, ou bien serait-ce tout simplement de… l’arrogance.

Nous adressons nos félicitations aux maires qui, eux, font preuve de courage et de disponibilité en mettant en place un cahier de doléances à la disposition de leurs administrés.

Gilets Jaunes

En octobre 2018, alors que les prix des carburants sont au plus haut, deux chauffeurs routiers lancent un appel à manifester. Cette grogne s’adresse au gouvernement, qui pour motif de transition écologique, créé une taxe supplémentaire sur les carburants pour 2019. C’est ‘’la goutte de carburant qui fait déborder le réservoir !’’, après la limitation à 80 km/h sur les routes départementales, mise en application quelques mois plus tôt.

Ce mouvement adopte comme symbole et signe de ralliement, le gilet jaune (objet imposé par le gouvernement précédent à tous les automobilistes).

Rapidement le mouvement s’organise en mettant en place des blocages filtrant dans les ronds-points, et la première manifestation d’ampleur nationale a lieu le 17 novembre dernier.

Depuis cette date, tous les samedis, des manifestations sont organisées dans tout le pays et notamment à Paris. Malheureusement, des groupes de casseurs qui sévissent dans la capitale et quelques grandes villes, viennent polluer ces manifestations. Certains gilets jaunes se laissent entraîner dans cette violence, même si l’immense majorité est pacifique. Le gouvernement et les médias mainstream instrumentalisent la violence ainsi générée pour discréditer le mouvement, sans aucun résultat. Les français dans leur grande majorité continuent de soutenir cette révolte. La violence atteindra son paroxysme lors des manifestations des 8 et 15 décembre. Les deux samedis suivants voient une moindre participation des manifestants lors de ces journées nationales, faisant dire à l’exécutif que le mouvement s’essouffle. En réalité, l’attentat de Strasbourg du 11 décembre a certainement un impact et les 2 samedis suivants, proches des fêtes de fin d’année, participent à la baisse de la fréquentation. Mais 2019 voit la reprise de la contestation et de samedi en samedi, la participation progresse à nouveau. Nous serons ce samedi à l’acte 10 du mouvement des gilets jaunes.

La répression policière est très dure. Elle fait usage d’armes interdites dans les manifestations des autres pays européens (flash ball, grenades de désencerclement, canon à eau, chars de la gendarmerie, …) Les blessés sont nombreux à ce jour (plus de 200). Les mutilations sont importantes : 12 personnes ont perdu un œil suite à des tirs de flash ball à hauteur du visage, 4 mains arrachées, une dame âgée est morte à la fenêtre de son domicile suite à un tir de grenade.

Les arrestations sont nombreuses, plusieurs milliers. Des membres des forces de l’ordre sont blessés, moins gravement cependant.

Mais les réunions sur les ronds-points et les journées de grande manifestation sont des lieux de rencontre et d’échange. Très vite, les gilets jaunes prennent conscience de la situation de pauvreté de beaucoup de nos concitoyens et du mépris de l’exécutif à leur encontre. Ils demandent systématiquement la démission du Président Macron.

Plus encore, ils élaborent les contours d’une nouvelle gouvernance du pays par

  • la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC),
  • la réduction du nombre de représentants,
  • la proportionnelle dans les élections,
  • la possibilité de révoquer les élus en cas de faute grave ou de décisions contraires à l’intérêt du peuple.

L’élection d’un représentant ne doit plus constituer la signature d’un blanc-seing pour la durée d’un mandat pendant lequel l’élu ferait ce que bon lui semble. Il doit être une force de proposition et le metteur en œuvre des actions demandées par le peuple.

Les revendications portent aussi sur une plus grande justice sociale, notamment une meilleure répartition des richesses produites par le pays, une augmentation immédiate des petits salaires, la fin de la non-indexation des retraites, l’abandon de la hausse de la CSG sur les retraites.

Cette justice sociale doit s’accompagner d’une plus grande justice fiscale. Les gilets jaunes réclament le retour à l’ISF (impôt sur la fortune financière et immobilière) et l’abandon de l’ISI (impôt sur la fortune immobilière seulement). Cette mesure à une portée symbolique que l’exécutif ne comprend pas et qu’il défend avec des arguments techniques. Faisant le lien entre justice sociale et justice fiscale, les gilets jaunes réclament la baisse, voire l’annulation de la TVA sur les produits de première nécessité, dont les produits alimentaires de base.

Face à ces revendications, la présidence et le gouvernement campent sur leur position et veulent maintenir le cap de leurs réformes contre vents et marées.

Quelques mesures sont annoncées, hausse du SMIC de 100€ au 1er janvier 2019 qui s’avère en fait n’être que l’augmentation automatique en fonction de l’indice des prix (1,8%) et une prime d’activité pour le reste. Seulement, la prime d’activité sera versée par la CAF, sur demande expresse, et seuls les couples ne disposant que d’un revenu peuvent y prétendre.

La suppression des charges sociales et de la fiscalité sur les heures supplémentaires. Cette mesure avait été mise en place par Nicolas Sarkosy, puis annulée par François Hollande. Mais tous les salariés n’ont pas la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires, cela dépend de l’entreprise. D’autre part ces heures étant exemptées de cotisations sociales, elles n’entreront pas dans le calcul du montant de la retraite.

Suspension de la hausse des carburants pour une durée non fixée.

M.Macron demande aux patrons qui le peuvent de verser une prime à leurs salariés. Encore une mesure partielle.

Ces mesures ne satisfont pas les gilets jaunes qui continuent leurs manifestations.

M. Macron propose un grand débat national pour libérer la parole, débat organisé par les maires des communes, mais les contours de cette concertation sont tellement verrouillés et les conclusions qui en seront tirées tellement incertaines, qu’à l’heure actuelle, une immense majorité des français dédaigne cette concertation. D’ailleurs, notre Maire a décidé, lui, de ne pas l’organiser, ni même de mettre à disposition des administrés un cahier de doléances.

Bourbonne Info qui adhère à une grande partie de ces revendications et les fait siennes, vous propose un grand débat municipal jusqu’à fin mars.

Par le biais de notre site, vous pourrez émettre dans la rubrique commentaires de cet article, toutes vos doléances, vos souhaits, les projets que vous aimeriez voir aboutir dans notre commune. Il n’y a pas de sujet interdit.

Nous publierons vos commentaires, hormis ceux qui contreviendraient à notre charte. En Avril nous ferons une synthèse de vos revendications réalisables que nous soumettrons à votre approbation.

Votre cahier de doléances

Office du Tourisme

L’Office du Tourisme communal de Bourbonne Les Bains est une Association de la loi de 1901 avec un Conseil d’Administration. Son Président était Loïc Weber depuis Avril 2014. Il faisait partie du collège des élus. Suite aux élections municipales du 23 Septembre dernier, n’étant plus élu, il fallait nommer un nouveau Président.

Dans la continuité des actions de Monsieur Noirot, à nouveau Maire, Monsieur Jacomino a été désigné puis élu Président. Celui-ci est en réalité l’ancien Président de l’Office jusqu’en Avril 2014, (le secrétariat du syndicat des hôteliers est effectué par le personnel de l’Office à charge financière de l’Office…)

Monsieur Jacomino est également le Président du Syndicat des Hôteliers (l’un des financeurs de l’Office du Tourisme) et l’ancien propriétaire de l’Hôtel des Sources, racheté par la commune pour plus de 700 000€ en 2011 sous la mandature de Monsieur Noirot, et actuel propriétaire de l’Hôtel d’Orfeuil.

Un nouveau Conseil d’Administration a donc été élu le 22 Octobre dernier. Monsieur Jacomino a pris sa place et Loïc Weber a tout simplement été démis de ses fonctions sans aucune considération pour toute son implication et son travail bénévole des quatre dernières années. Et pourtant, sous sa présidence, le nécessaire a été fait pour le renouvellement de la marque Qualité Tourisme. Le compte-rendu ayant d’ailleurs relevé que l’implication de Loïc Weber ne peut être qu’un plus pour l’Office de Bourbonne.

Sous la Présidence de Monsieur Jacomino, l’Office du Tourisme se trouvait en grande difficulté financière. En tout début d’année 2014, l’audit effectué par le commissaire aux comptes avait identifié des anomalies significatives. Il avait donc exigé une garantie de sécurité de la part de la commune. Il a donc fallu que la commune se porte garant. Pour se faire, la municipalité nouvellement en place et découvrant la situation, avait accordé une subvention supplémentaire de 45 000 € à ajouter aux 107 000 € annuels. Le déficit des années précédentes n’a pu être rattrapé sur une seule année et la commune a versé la même somme en subvention supplémentaire en 2015, 2016 et 2017. Cette subvention supplémentaire a de plus permis de développer d’autres animations sur la commune, un reproche récurrent de la direction de Valvital.

Egalement sous la Présidence de Monsieur Jacomino, Valvital avait informé le Maire et Monsieur Jacomino fin 2013 que la Compagnie des Thermes de Bourbonne Les Bains, autrement dit Valvital, mettrait fin à son adhésion à l’Office du Tourisme à compter de 2014 étant donné le manque d’animations organisées. Bourbonne Les Bains devenant ainsi la seule commune thermale en France où

Le concessionnaire ne cotise pas à l’Office du Tourisme


Depuis plusieurs années déjà Valvital s’était retiré du syndicat des hôteliers en dépit des 50 studios du Thermotel. En début de cette année 2018, Monsieur Jacomino avait fièrement annoncé que Valvital adhérait à nouveau au syndicat des hôteliers à hauteur de 45 € par an !, ce qui a été confirmé par la Directrice des thermes en présence de Monsieur Riac, Président Directeur Général de Valvital en Avril dernier, 45 € pour 50 studios !

C’est ce que l’on appelle être partenaire !!!


Le nouveau Conseil d’administration de l’Office du Tourisme communal :

Président Jacomino Frederic

Secrétaire Donard Pierre (enfin un nouveau)

Trésorier Escudier Antoine

Elections du 23 septembre 2018

Que dissimule la victoire de André Noirot, au-delà des chiffres.

Examinons de plus près les résultats :

Inscrits : 1510
Abstentions ou nuls : 586
André Noirot : 542

Victoire de l’abstention : 38,8%
Deuxième : André Noirot 35,9%.

Il n’y a pas de quoi pavoiser, c’est la démocratie qui recule.

Notons également que lors du scrutin, l’on a pu constater un nombre inhabituel de procurations, des personnes venant voter sans carte d’électeur ou avec la carte de 2012, ou des cartes 2017 qui ne portaient que peu ou prou de cachets attestant de votes antérieurs.

Il est surprenant que dans un scrutin boudé par presque 40% des inscrits, se soient déplacées des personnes votant peu habituellement !

Après un tel désastre démocratique, conséquence du « coup d’état » organisé, conjointement ou non, par Messieurs Noirot et Huguenin (manœuvre qui choque nombre d’édiles haut-marnais), nous allons devoir travailler à ramener les électeurs bourbonnais aux urnes, les réassocier à la vie publique, leur faire reprendre leur destin en main.

Pour André Noirot et son équipe (renforcée des 2 « opposants » qui semblent plutôt faire allégeance), l’avenir est bien incertain, car tout en ayant « raclé les fonds de tiroirs », leur électorat fond au fur et à mesure des scrutins :

  • 2008 : André Noirot élu avec 785 voix
  • 2014 : François Mouchotte battu avec 498 voix
  • 2018 : André Noirot élu avec 542 voix, soit seulement 44 voix de plus que François Mouchotte lors de sa défaite en 2014.
ELECTIONS 2020 : RIEN N’EST JOUE

Associations en péril ???

L’équipe municipale qui vient d’être élue en septembre dernier, s’est présentée aux électeurs sur les seuls critères d’appartenance associative (patriotique, culturelle, sportive, cultuelle….)

Une des premières décisions de la nouvelle équipe municipale consiste (c’est très généreux) pour chaque élu rémunéré à réduire sa rémunération de 10% environ, ce qui représente une somme de 7832€ annuelle, pour la reverser aux associations patriotiques.

Au premier abord, cela peut sembler être une belle démarche citoyenne. Mais, qu’est-ce qui motive une telle initiative ?

Au cours des réunions publiques précédant l’élection, certaines associations se sont plaintes de n’être pas suffisamment soutenues financièrement par l’équipe sortante. Au-delà des mots, examinons la réalité chiffrée de cette revendication.

Les chiffres mentionnés ci-dessous proviennent de la DGFIP consultables sur le site //www.collectivites-locales.gouv.fr. Ils sont illustrés par le tableau ci-dessous.

Pour être explicite :

Total des subventions versées de 2008 à 2013 : 817 000€ soit une moyenne de 136 166€/an
Total des subventions versées de 2014 à 2017 : 662 000€ soit une moyenne de 165 500€/an

La charge par habitant est passée de 42,82€ en 2008 à 88,13€ en 2017, soit un doublement de cette charge, les 2 dernières années étant les plus lourdes pour l’administré bourbonnais. La moyenne de la strate est de 38€/habitant en 2017.

Ceci nous amène au constat suivant :

  • Les subventions aux associations ont progressé en moyenne annuelle de 21,5% de la mandature Noirot à la mandature Richard-Brice.
  • La revendication des associations n’est donc pas recevable.
Non, les associations ne sont pas en péril

  • L’équipe municipale fraichement élue ne connait pas les dossiers.
  • Si quelque chose peut-être modifier, c’est la répartition de ces subventions entre les associations, mais sûrement pas leur augmentation. La tendance nationale, au regard de l’endettement de l’état et des collectivités territoriales est une révision à la baisse, en ciblant mieux l’intérêt collectif des demandes exprimées.

Force est de constater que cette manière d’agir de la part de l’équipe Noirot relève tout simplement du clientélisme.